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La belle idée humanitaire… torpillée par la comédie de L'Arche de Zoé

 
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MessagePosté le: 05/04/2008 06:57:36    Sujet du message: La belle idée humanitaire… torpillée par la comédie de L'Arche de Zoé Répondre en citant

La belle idée humanitaire… torpillée par la comédie de L'Arche de Zoé


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Par Patrick Aeberhard et Jacques Lebas, anciens présidents de Médecins du Monde. Le premier est professeur associé à l'université Paris-VIII, le second est professeur associé au Cnam.

Le président tchadien, Idriss Déby, a gracié l'équipe de L'Arche de Zoé. Après cinq mois de prison, voici les condamnés libres.

Quatre d'entre eux restent mis en examen par la justice française.

Des enfants africains ont failli se retrouver éloignés définitivement des leurs et de leur pays. Au nom d'un idéal humanitaire perverti. Les responsables de ce désastre ont mis en scène et filmé leur action absurde, prouvant par là qu'ils se sentaient fiers et dans leur bon droit en procédant à ces adoptions forcées. Les images de ces enfants retrouvant leurs parents démontrent à l'évidence la dangereuse irresponsabilité des membres de L'Arche de Zoé : il ne suffit pas de se prévaloir de l'humanitaire pour justifier des actions aussi condamnables.

Leur comédie et leur fiasco ont porté tort, et gravement, tant à l'adoption internationale, déjà fort en difficulté, qu'à l'action humanitaire, aujourd'hui cible d'attaques et de mises en cause à travers le monde.

Depuis quarante ans, l'aide humanitaire moderne, née au Biafra en 1968, s'est toujours fondée sur ce que certains ont qualifié de morale de l'extrême urgence. Pour ce faire, elle a toujours cherché à répondre aux demandes des populations qu'elle se proposait d'aider, en s'entourant d'avis de spécialistes du droit et de l'éthique, d'historiens, d'intellectuels, de journalistes.

Elle a su organiser des débats, des confrontations et des colloques publics, ouverts au plus grand nombre, pour s'assurer du bien-fondé de ses missions et de leur avenir, jusques et y compris dans la pratique d'un devoir et d'un droit d'ingérence si souvent discuté et contesté.

Les membres de L'Arche de Zoé au Tchad n'ont retenu de ces pratiques que l'idée que l'action humanitaire donnerait droit à tout, et en toute impunité, y compris à arracher des enfants à leur famille, de les acheter et de les maquiller en malades pour mieux les exfiltrer en France.

Comment éviter de pareilles dérives ? Comment s'assurer que les sauveteurs, ou supposés tels, vont bien respecter les traditions et la dignité des populations qui appellent à l'aide ?

Doit-on accréditer les ONG ?

C'est la question sur laquelle nous avons débattu lors d'un colloque organisé par le Cnam et l'université Paris-VIII récemment.

En France, la plupart des ONG subissent déjà des contrôles multiples obligatoires ou volontaires : par le fisc, la Cour des comptes, des associations de donateurs. Certaines ont adhéré au Comité de la charte qui les oblige à la transparence, à l'éthique et à la rigueur. L'Union européenne, qui les finance largement, les contrôle en retour avec soin et rigueur, et ce au-delà de la simple gestion financière.

Reste un angle mort. Comment juger des structures qui démarrent, qui se réclament de l'humanitaire ? Il s'agit, pour la grande majorité, d'associations loi 1901, loi fondée sur la simple liberté d'agir en s'associant ; et qui saurait condamner cette liberté si riche et précieuse en démocratie ?

Depuis les débuts de Médecins sans frontières en 1971, il s'est créé en France plus de 400 000 ONG.

Les dérives comme celles de L'Arche de Zoé sont heureusement exceptionnelles. Mais possibles, comme ce seul exemple le démontre. L'aide humanitaire doit d'abord protéger ceux qu'elle se propose d'aider et secourir.

Le « primum non nocere », fondement de la médecine hippocratique, doit ici s'appliquer à l'action de tous les jours.

Le problème est d'abord éthique : « Qui nous a commis ? demandait Michel Foucault en 1980 à Genève, lors d'un débat sur les boat people et la piraterie en mer de Chine. Personne, répondit-il, et c'est cela qui fait notre force. »

Au début de Médecins sans frontières, puis de Médecins du monde, nous franchissions les frontières au mépris des souverainetés oppressives et totalitaires, et nous portions secours aux victimes même dans les situations les plus dangereuses. Cette tradition ne s'est jamais interrompue et, chaque année, de nombreux volontaires paient de leur vie leur engagement auprès des victimes qui réclament leur aide.

Mais pas plus le sentiment de faire le bien que les risques encourus pour atteindre les victimes ne sauraient affranchir les volontaires d'ONG de toute forme de contrôle. Les ONG humanitaires aussi se doivent de rendre des comptes.

Lorsque des donateurs soutiennent leur action, il existe une véritable démocratie par le don. Les ONG, si elles veulent vivre, doivent justifier leurs actions et associer les donateurs, publier leurs comptes, informer sur leurs missions et alerter lors de leurs difficultés.

Cette responsabilité s'impose à tous les niveaux. Méfiance légitime lorsque l'action paraît obscure ou les bénéfices trop importants. En France par exemple, l'adoption internationale est très complexe, trop complexe. La commission Colombani s'est employée à simplifier les mécanismes qui autorisent l'adoption.

Alors quelle forme de contrôle des associations doit-on mettre en œuvre ? Quelle garantie doit offrir l'utilisation du label humanitaire ? Pour les bénéficiaires potentiels, pour les collectivités locales qui, de plus en plus nombreuses, s'y engagent, pour les donateurs qui les soutiennent, pour les volontaires qui s'en réclament ? Doit-on mettre en place un organisme d'État pour l'autorisation et la surveillance ? Celui-ci freinerait à coup sûr l'émergence d'associations courageuses et efficaces. Mais l'on peut exiger la formation comme il en existe pour tous les métiers, puis une évaluation des actions menées. Faut-il alors labelliser les candidats à l'action humanitaire ?

À trop encadrer on risque toujours de démobiliser.

Il faut se méfier des structures de contrôle qui vont rassurer et anesthésier les observateurs de l'action humanitaire.

À l'intervention pesante des administrations et de l'État, il faut privilégier un compagnonnage, des débats et des présentations publiques. L'État ne représente qu'un dernier recours.

Le contrôle des ONG relève de la responsabilité de tous ceux qui, à quelque niveau que ce soit, y participent ou y contribuent.

Il faut donc formaliser des espaces de débat et d'échange sur l'humanitaire, permettre à ceux qui veulent agir de trouver appui et compagnonnage de personnes ou organismes plus expérimentés, tisser des liens à l'échelle du monde car l'action humanitaire se déploie à l'échelle mondiale , organiser des partenariats entre ONG, centres universitaires, collectivités territoriales, représentants de l'État et de l'UE.

Et si la Ville de Paris accueillait en son sein la première Maison européenne de l'humanitaire, ouverte au monde entier ? Après tout, c'est la France qui a vu naître l'humanitaire moderne. Elle peut en être fière et le revendiquer.
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MessagePosté le: 05/04/2008 06:57:36    Sujet du message: Publicité

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