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Alphabétisation : Les acteurs entre espoirs et inquiétudes

 
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MessagePosté le: 10/05/2009 07:55:59    Sujet du message: Alphabétisation : Les acteurs entre espoirs et inquiétudes Répondre en citant


Alphabétisation : Les acteurs entre espoirs et inquiétudes



Atteindre 40% de taux d’alphabétisation en 2010 et 50% en 2015 : tel est le défi que se sont lancé les décideurs politiques du Burkina Faso. Organisations non gouvernementales (ONG) et associations ont été mobilisées à cet effet autour du thème « Alphabétisation des jeunes et des adultes, formation tout au long de la vie ». La semaine d’action pour l’éducation dans la région du Nord a montré, à travers une conférence publique, une cérémonie de mobilisation sociale et une émission radiophonique, le lien entre alphabétisation et lutte contre la pauvreté.

Ils ont pris la mesure du chemin déjà parcouru et des efforts qui restent à fournir. Des difficultés énumérées, on peut citer, entre autres, l’insuffisance des moyens, le taux d’absence élevé des apprenants, le manque de documents, la précarité des conditions de travail des animateurs, le risque de retour de l’analphabétisme.

La quarantaine bien sonnée, Minata Ouédraogo, habitante du village de Margo (35 km de Ouahigouya), a adhéré aux apprentissages des centres d’alphabétisation depuis cinq ans. Après avoir franchi les étapes de la formation de base, elle s’exerce maintenant aux activités de la formation technique spécifique en pratiquant l’embouche ovine. Elle possède présentement sept moutons. Minata ne tarit pas d’éloges à l’endroit de l’alphabétisation. Elle s’enorgueillit de pouvoir adresser des correspondances en mooré.

Le respect des conditions d’hygiène, les méthodes de prévention contre le paludisme et les maladies sexuellement transmissibles et le planning familial n’ont plus de secrets pour elle. A l’image de cette apprenante, dans la province du Yatenga, ils sont nombreux, hommes et femmes, à avoir pris le chemin des centres d’alphabétisation. Le bilan total des alphabétisés en 2008 se chiffre à 115 549 personnes dans la province, ce qui représente un taux de 34%.

C’est dire qu’au Yatenga, il faut encore déployer des efforts pour espérer atteindre le taux des 40% préconisé pour 2010. Lors de la conférence publique, à l’occasion des activités de la coalition régionale de la semaine mondiale pour l’éducation 2009, le conférencier, Poko Moctar Zallé, directeur exécutif du Réseau d’évaluation d’étude, de recherche et de formation pour le développement en Afrique (REREFODA), s’est montré, on ne peut plus clair : « 40% de taux d’alphabétisation est le minimum requis pour prétendre amorcer un développement durable », a-t-il fait savoir.

C’est dans ce sens que l’Etat est fortement accompagné par des partenaires techniques et financiers et par une multitude d’associations et d’ONG. « En dépit des efforts louables et le déploiement de moyens, le constat reste que l’objectif de 2010 est difficile à atteindre », prévient le conférencier.

Une partie des difficultés qui entravent l’offre d’alphabétisation se trouve dans la gestion des animateurs des centres d’alphabétisation. Ceux-ci se plaignent de toucher des salaires de misère. « Nous n’avons pas de diplôme, ni un statut clair. On nous donne des sommes insignifiantes. Pendant ce temps, nos camarades font le commerce ou s’enrichissent sur les sites d’or.

Si on ne revoit pas nos conditions de travail, beaucoup finiront par abandonner », se lamente Adama Ouédraogo, animateur à Lougouri. Les absences répétées de certains apprenants, le bruit des enfants dans les centres, le manque d’attestations pour les néo- aphabétisés constituent également des freins pour assurer une bonne qualité de l’alphabétisation. Sur le terrain, des organisations de la société civile redoublent d’ingéniosité pour empêcher le retour de l’analphabétisme.

Alphabétiser pour lutter contre la pauvreté

A ce sujet, le REREFODA, soutenu par la coopération suisse à travers son programme Alpha, a entrepris une recherche-action pour aboutir à la méthode Réfléchir, informer, former (RIF). « C’est la méthode de la finalité de l’alphabétisation fonctionnelle formation. C’est la qualité de l’alphabétisation sans laquelle l’insertion socioéconomique et socioprofessionnelle demeure un objectif inaccessible. C’est aussi la méthode rationnelle de lutte contre l’analphabétisme de retour », explique Poko Moctar Zallé.

Intervenant sur l’ensemble de la région du Nord avec environ 140 centres d’alphabétisation, l’association Développement sans frontière (DSF) se montre très entreprenante dans la recherche des alternatives innovantes. Elle conduit simultanément son programme d’appui à la scolarisation en zone rurale avec les activités d’alphabétisation.

A DSF, on a la conviction qu’en alphabétisant les parents, ils comprennent mieux la nécessité d’inscrire les enfants à l’école et même d’assurer leur suivi scolaire. DSF place donc l’alphabétisation au cœur de l’éducation pour tous. En plus des centres d’enseignement classique, cette association met l’accent sur l’ouverture des centres Reflects et des centres d’apprentissage du français fondamental. Cela répond à une vision de renforcement des capacités des néoalphabétisés afin de les outiller pour lutter contre la pauvreté.

Trois millions de francs CFA ont été octroyés aux apprenants dans ces centres pour des activités comme l’aviculture, l’embouche ovine, la production d’arachide, de sésame et de niébé. L’ouverture également des centres pour le développement de l’alphabétisation fonctionnelle en partenariat avec un groupe de retraités français participe de la vision d’adapter l’alphabétisation aux besoins du milieu.

Les garderies endogènes sont une alternative trouvée par DSF pour garantir l’assiduité des femmes aux différents apprentissages. Leurs enfants sont gardés au moment des cours par des animatrices villageoises. Actuellement, environ cinq cents enfants sont accueillis dans ces garderies endogènes. Des organisations, comme l’association Appui moral matériel et intellectuel à l’enfant (AMMIE), l’association Koom et l’association Etre comme les autres(ECCLA), entre autres, allient aussi l’alphabétisation avec des activités génératrices de revenus.

Tout en réaffirmant leur engagement à accompagner l’Etat, pour la mise en œuvre d’une bonne politique d’alphabétisation, la coalition régionale du Nord de la semaine d’action pour l’éducation 2009, à travers conférence publique, mobilisation sociale et émission radiophonique du mardi 21 avril au samedi 25 avril 2009, a plaidé pour l’augmentation des allocations budgétaires, l’amélioration de la qualité de l’éducation formelle et non formelle. Elle a souhaité également une formation continue des animateurs des centres Alpha, la dotation des centres en livrets guides et en manuels, l’ouverture de nouveaux centres et une rémunération conséquente des animateurs. Insuffisance de moyens

Le Fonds pour l’alphabétisation et l’éducation non formelle (FONAENF) est une structure créée par l’Etat pour les activités en alphabétisation. Le FONAENF a opté pour la stratégie du faire-faire en dotant les ONG et les associations en moyens pour l’ouverture des centres d’alphabétisation. A entendre les opérateurs, les conditions d’octroi et les procédures de déblocage des fonds ne facilitent pas l’ouverture et la gestion des centres d’alphabétisation. Les acteurs jugent aussi insignifiants les financements concernant les activités en formation technique spécifique. C’est au cours de cette phase qu’on enseigne aux apprenants à réinvestir le b.a.-ba appris théoriquement dans les activités quotidiennes.

« Il ne faut pas qu’on se contente de montrer l’importance de l’alphabétisation seulement par les mots. On doit créer des modèles de réussite à travers l’alphabétisation. Ces derniers serviront de modèles pour les autres. Si cela est fait, on verra une augmentation du nombre d’apprenants dans les centres et aussi la réduction du taux d’absence », conseille le président de la coalition régionale de la semaine mondiale pour l’éducation au Nord, Abdoulaye Sawadogo.

Madina Ouédraogo de l’Association des femmes burkinabè de Ouahigouya (AFBO) dit être surprise de constater que même au siège du FONAENF à Ouagadougou, aucune affiche, aucun panneau indicatif ne soit écrit dans aucune langue nationale. « Même les différents rapports que nous envoyons au FONAENF sont rédigés en français. Si on pouvait recruter des néoalphabétisés au siège de ladite structure, cela pourrait contribuer à mettre en confiance les nouveaux apprenants », suggère-t-elle.

Le manque de documents consensuels demeure une préoccupation majeure pour une alphabétisation de qualité. « De manière générale, au niveau de l’alphabétisation, les programmes ne sont pas précis. Il arrive que des structures conçoivent elles-mêmes des documents pour meubler le vide. Il conviendrait de répertorier ces documents et les harmoniser pour les mettre à la disposition de l’ensemble des acteurs », propose Salifou Sodré, coordonnateur de l’association Développement sans frontières (DSF).

La volonté du FONAENF de vouloir privilégier les zones aux taux plus bas que le Yatenga inquiète les opérateurs de la localité. « Bien vrai que le Yatenga a une longue tradition en alphabétisation, avec les programmes (Commando, Bantaaré), et surtout le programme Alpha avec la coopération Suisse. Malheureusement, sur le terrain présentement, on ne voit pas d’acquis. Maintenant, il faut que nous construisions quelque chose de durable », plaide un averti du milieu.

EAO

L’Observateur Paalga
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MessagePosté le: 10/05/2009 07:55:59    Sujet du message: Publicité

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