REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE
Le forum du répertoire des ong/association humanitaire permet a des volontaires de partir sur des missions humanitaires avec des ong fiables!
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Recherche personnalisée


 MESSAGE DU JOUR 
Nouveau site visiter le site du répertoire des iles d'AFRIQUE http://www.repertoireilesafrique.com/
PERSONNES HANDICAPEES AU SENEGAL. La prise en charge en question

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum -> REPERTOIRE ASSOCIATION HUMANITAIRE DU MAROC -> Infos sur le pays
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
administrateur
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Fév 2007
Messages: 3 681
genre: masculin
Point(s): 2
Moyenne de points: 0

MessagePosté le: 08/06/2009 07:41:44    Sujet du message: PERSONNES HANDICAPEES AU SENEGAL. La prise en charge en question Répondre en citant

PERSONNES HANDICAPEES AU SENEGAL. La prise en charge en question

samedi 6 juin 2009

Lagazette.sn.

Le défi de la prise en charge sociale des personnes handicapées est grand. Les Autorités sénégalaises semblent bousculées, prises dans leur propre piège. Le projet de loi d’orientation sociale, pris pour une bouffée d’oxygène par les personnes handicapées, dort encore dans les tiroirs de l’Assemblée nationale depuis le 22 janvier 2009. La Gazette revisite la situation de ces couches les plus vulnérables abandonnées à leur sort. Combien sont-elles ? Difficile de trouver des statistiques mais on constate que les personnes en situation de handicap se comptent par milliers au Sénégal. Au détour d’une rue ou le long d’un chemin, on rencontre ces personnes qui sont certes « limitées », mais qui sont des amis, des proches…Des concitoyens à part entière aussi. Même si dans la société sénégalaise, elles sont souvent victimes de préjugés inavoués, d’un système de discrimination et d’exclusion arbitraires. Faisant l’opprobre des familles. Les personnes handicapées souffrent du regard de l’autre. Faciliter leur intégration sociale, les aider à évoluer vers une plus grande autonomie, devraient alors être une priorité du gouvernement sénégalais. Or, il semble que ce dernier marche à reculons en ce qui concerne la prise en charge sociale de cette couche de la population. Tout au moins, le gouvernement le fait à pas de caméléon. « La situation que vivent les personnes handicapées au Sénégal est incompréhensible et paradoxale », constatent certaines d’entre ces personnes handicapées rencontrées à leur siège à Liberté 6. Elles disent presque en chœur : « le Sénégal n’a, jusque-là, pas de loi, encore moins de financement pour protéger les personnes handicapées ».

Des politiques de promotion et de protection sociale des personnes en situation de handicap se sont révélées sans impact réel sur les concernés. Le constat est, hélas, désolant. La prise en charge sociale des personnes en situation de handicap pose problème au Sénégal. En dépit des initiatives comme la « signature par l’Etat du Sénégal, le 25 avril 2007 de la Convention internationale sur les droits des personnes handicapées » et la « loi d’orientation sociale relative à la promotion et la protection des personnes handicapées, proposée au Parlement depuis le 22 janvier 2009 », le paradoxe demeure. Dans l’exposé des motifs de ce projet de loi d’orientation sociale, il est, pourtant, clairement mentionné qu’elle servirait de cadre à une politique en faveur de cette couche de la population particulièrement vulnérable. Mieux, son article 57, prône la création d’une « Haute Autorité chargée de la protection des droits des personnes handicapées ». La charrue avant les bœufs ?

Pour les personnes dont les membres sont rongés par la lèpre, les non voyants et autres « martyrs de la poliomyélite », la situation sociale reste la même. Elle est sous-tendue par des errements de ceux qui sont censés porter sur leurs ailes protectrices les couches vulnérables. A ces errements, s’ajoutent les stigmatisations, barrières socioculturelles et autres préjugés nourris par la société qui se focalise beaucoup plus sur la déficience des personnes handicapées que sur leurs capacités intellectuelles, physiques, qu’elles développent en compensation. Pourtant, « avec l’évolution de la société, on s’est rendu compte qu’on peut corriger le handicap qui n’est pas un état, mais une situation sociale. Ce n’est pas le handicap qui est le problème, mais la société », précise Abdoulaye Thiam, formateur à l’Entss (École nationale des travailleurs sociaux spécialisés). Les croyances les plus populaires veulent que les personnes handicapées soient confinées dans un « labyrinthe de misère et de dépendance accrue ». Erreur ! La situation pourrait être autre. La preuve ? Des personnes handicapées ont démontré que « le savoir se conquiert, il ne se donne pas ».

L’instabilité des institutions

« Entre 2000 et maintenant, on a eu, 8 ou 9 ministres de tutelle. Neuf ministres en neuf ans, ce n’est pas sérieux », s’indigne Omar Diop, coordonnateur du Centre de ressource, de promotion et de protection des droits des personnes en situation de handicap (Crph). Il souligne que « le premier problème réside dans l’instabilité institutionnelle qui prévaut dans le département en charge de la question des personnes handicapées ». Aminata Tall, Awa Guèye Kébé, Maïmouna Sourang Ndir, Aïda Mbodji, Farba Senghor, Aida Mbodji (une deuxième fois), Fatou Binetou Taya Ndiaye, Awa Ndiaye et actuellement Ndèye Khady Diop, ont tous défilé au département. Sans résultat concret en faveur des personnes handicapées. Omar Diop informe : « les autorités ont pris d’importantes mesures en faveur des personnes handicapées, mais une situation paradoxale régit le secteur. Laba Cissé Diop, un handicapé visuel, a été nommé conseiller spécial du Président de la république et Ndèye Dagué Ndiaye a été cooptée par Awa Ndiaye comme conseillère technique et actuellement, elle est chef de la division de la promotion sociale des personnes handicapées. On se glorifie de toutes ces mesures, mais il y a mieux à faire, comme la création d’un cadre d’épanouissement des personnes handicapées ». A ces initiatives heureuses mettant en évidence une volonté politique, s’oppose une lenteur des services de l’Etat pour concrétiser les mesures prises. Pourtant, depuis le Conseil interministériel du 30 octobre 2001, le Président Wade a donné l’ordre de réserver chaque année 15% des 15 mille recrutements de la Fonction publique aux personnes handicapées. Depuis lors, ils n’ont recruté qu’une vingtaine de personnes handicapées.

C’est donc clair. En ce qui concerne la prise en charge sociale des personnes handicapées, tout se fait dans le tâtonnement à l’absence de cadre juridique. L’Etat, les collectivités locales, les Ongs cafouillent, ayant du mal à trouver la meilleure formule. Les services régionaux et départementaux de l’action sociale fonctionnent avec un seul agent. Conséquence : Pas de recensement, encore moins de soutien des personnes handicapées à travers le pays. C’est dire que les efforts que l’Entss qui forme depuis 1993 des travailleurs pour la formation, l’insertion et la réinsertion des personnes handicapées, sont vains. « Tous ceux qui sont formés à l’Entss depuis 1993 ne sont pas recrutés dans la fonction publique », peste Abdoulaye Thiam.

Télescopage des projets de loi


Au mois d’Avril dernier, Wade dépoussière le dossier sur la prise en charge sociale des personnes handicapées, demande au Parlement de lui permettre de ratifier cette Convention internationale entrée en vigueur depuis le 3 mai 2008 à la suite de la ratification par 20 Etats de la Convention. Comme prévu par les textes de la Convention. C’est donc le stand-by pour la ratification. Or, c’est lorsqu’un Etat ratifie le texte qu’il devient « Etat membre » ou « Etat partie » à la convention. Le Sénégal n’est donc pas encore « Etat partie ». Autrement dit, notre pays ne s’engage pas encore à mettre en pratique dans ses lois nationales les principes énoncés dans la Convention qu’il a pourtant signée depuis le 25 avril 2007. Au 16 avril 2009, 51 Etats parmi les 138 signataires, ont ratifié cette Convention destinée à éliminer les obstacles auxquels font face les personnes handicapées : discrimination, ségrégation sociale, marginalisation économique et manque d’opportunités pour participer aux processus de prises de décisions sociales, économiques et politiques. Paradoxe : La décision du président de la République de ratifier cette convention télescope avec le projet de loi d’orientation sociale relative à la promotion et la protection des personnes handicapées, « oublié » dans les tiroirs de l’Assemblée Nationale depuis le 22 janvier dernier. Il y a donc un vide juridique qui constitue un blocage. Ce qui fait que « tout individu est libre de respecter ou non l’intimité des personnes en situation de handicap au Sénégal ». Dans l’architecture, le transport ou en milieu scolaire, cette couche sociale est souvent reléguée au second plan.

Plaidoyer pour les personnes handicapées


Les personnes en situation de handicap sont estimées à près de 10% de la population sénégalaise. Il faut donc une stratégie adéquate, une politique ardue prenant en compte tous les aspects qui sous-tendent la question. Un changement de perception étant essentiel pour améliorer la situation des personnes handicapées. Le Sénégal qui a signé la Convention devrait combattre les stéréotypes et les préjugés tout en sensibilisant le public aux capacités des personnes handicapées. Cette Convention peut bien servir de garde-fou. Mais, le projet, « appui à la promotion des droits des personnes handicapées du Sénégal » dont l’objet est de « promouvoir, protéger et assurer la pleine et égale jouissance de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales par les personnes handicapées et de promouvoir le respect de leur dignité intrinsèque », tarde à se traduire en acte concret. Faute de cadre juridique adéquat. Des études ont montré que du point de vue juridique, le Sénégal est en retard en ce qui concerne la prise en charge sociale et la protection des droits des personnes handicapées.

Ici, « on n’exige les ascenseurs que dans la construction d’un immeuble dépassant 3 étages ». Un handicapé visuel doit toujours être assisté pour accomplir ses droits civiques. Pourquoi ne pas briser les barrières architecturales pour l’accessibilité physique des handicapés moteurs et transcrire les documents comme les bulletins de vote en BRAILLE pour l’indépendance morale des handicapés visuels ? La solidarité de la communauté doit, en tout cas, permettre aux personnes handicapées les plus courageuses d’avoir accès aux services publics, et de bénéficier d’un petit revenu de subsistance. Autrement, il serait fallacieux de tenter de lutter contre la mendicité devenue monnaie courante au Sénégal. Dans la rue, aux arrêts de cars rapides, le Sénégalais est toujours sollicité. Le plus triste vient du fait qu’il n’est pas rare (notamment pour les handicapés visuels) de voir les invalides accompagnés d’un enfant qui leur sert de guide.

Au moment où cet enfant devrait aller à l’école... Si aujourd’hui, la polio et la lèpre semblent totalement vaincues au Sénégal, les personnes qui ont contracté la maladie, il y a des années, sont forcées, pour avoir un revenu et ne pas dépendre d’une famille parfois très pauvre, de faire la rue pour mendier. Le travail étant une denrée rare pour les valides, à plus forte raison, pour les personnes handicapées. Quelques rares Ongs (organisations non gouvernementales) œuvrent dans ce sens, proposant à ces invalides des travaux de confection dans des ateliers de réintégration. Elles demandent au gouvernement de chercher à « garantir aux personnes handicapées la pleine jouissance de la vie, sur un pied d’égalité avec les autres couches de la société, garantir l’égalité des droits et l’avancement des personnes handicapées ». En attendant, la loi d’orientation sociale, une forte revendication des associations des personnes handicapées et des institutions de défense et de promotion de leurs droits, fait encore le vide autour d’elle.

Nombreuses sont les collectivités locales qui n’intègrent pas la dimension des personnes handicapées dans leur programme d’aménagement. Alors qu’avant de délivrer les autorisations de construire, surtout, pour les bâtiments administratifs, elles pouvaient exiger des normes prenant en compte la situation des personnes handicapées. Sinon, on exclurait 10% de la population. Comme si l’on en était encore à l’époque où la lèpre était considérée comme une maladie incurable et comme signe de malédiction divine. Cette croyance qui avait poussé les autorités du Sénégal, en 1975, à conduire « manu militari » des personnes, dans des villages de reclassement social des lépreux comme Koutal dans le département de Kaolack et Sowane dans le département de Fatick. Qui disait que « le handicap, c’est le regard des autres » ?

Des exemples stimulants pour les personnes handicapées


En France, des statistiques datées de 2005, indiquent que « 87% de la population active disent être stimulés par la présence d’une ou de personne(s) handicapée(s) dans leur lieu de travail ». Aussi, les personnes en situation de handicap, font plus d’efforts pour détourner le regard malicieux des autres, pour ne pas décevoir et pour combler un vide. Et les exemples de réussites ne manquent pas. Beethoven a beaucoup participé à l’évolution vers le romantisme en musique et a influencé la musique occidentale pendant une grande partie du XIXe siècle. Surmontant à force de volonté les épreuves d’une vie marquée par le drame de la surdité, il a célébré dans sa musique le triomphe de l’héroïsme et de la joie quand le destin lui prescrivait l’isolement et la misère. Son œuvre a fait de lui une des figures les plus marquantes de l’histoire de la musique. Franklin Roosevelt était handicapé moteur, atteint de poliomyélite contractée en 1921 pendant ses vacances à l’île Campobello.

Mais malgré son handicap, il a été président des Etats-Unis pendant 13 ans. Avec d’importantes mesures ayant des effets dans la vie politique américaine comme le « New deal » ou le Plan Marshall. Il ne se résigna jamais à accepter la maladie, fit preuve de courage et d’optimisme. Franklin D. Roosevelt a aussi réussi à tirer les Américains hors de la Grande Dépression et à les conduire à la victoire dans la seconde guerre mondiale. Même chose pour le français Talleyrand. Atteint, selon toute vraisemblance, du syndrome de Marfan (maladie génétique), Talleyrand possédait un pied-bot. Cette infirmité lui vaut de ne pas pouvoir accéder aux fonctions militaires et d’être destitué de son droit d’aînesse par ses parents qui le destinent à une carrière ecclésiastique. N’empêche, il fut l’as de la diplomatie, pris en exemple par tous les théoriciens de cette discipline. Confirmant alors la thèse selon laquelle, « le plaidoyer pour les personnes handicapées doit avoir un soubassement technique et scientifique ». Moralité : « Ce n’est pas parce qu’on est handicapé qu’on doit rester à la merci des autres ».

Babou Birame FAYE
_________________
Infos: nouveau site répertoire des iles d'Afrique
http://repertoireilesafrique.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 08/06/2009 07:41:44    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum -> REPERTOIRE ASSOCIATION HUMANITAIRE DU MAROC -> Infos sur le pays Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

Sauter vers:  


Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Chronicles phpBB2 theme by Jakob Persson (http://www.eddingschronicles.com). Stone textures by Patty Herford.