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MALI : La Planification familiale encore à la traîne

 
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MessagePosté le: 22/06/2009 09:29:23    Sujet du message: MALI : La Planification familiale encore à la traîne Répondre en citant

MALI : La Planification familiale encore à la traîne


Les services de Planification familiale sont ouverts au Mali depuis 1970. Près de quarante ans après, peu de femmes ont recours à la contraception. Le taux de prévalence contraceptive est seulement de 7%. Et l’indice synthétique de fécondité demeure élevé avec toujours 6,6 enfants par femme.

(Bamako) - Sept pour cent. Tel est le taux de prévalence contraceptive enregistré au Mali. Ce chiffre est tiré de l’Enquête démographique et de santé (Eds IV) de 2006. Les raisons invoquées pour expliquer le faible taux de femmes qui pratiquent la contraception sont à rechercher dans l’accessibilité des produits, le désir énorme d’enfants.

« Les femmes n’ont pas envie de faire la Planification familiale », révèle Oumou Keïta, sage-femme, assistante médicale chargée de la Planification familiale et du Genre à la Division de la Santé de la reproduction du Mali. C’était lors d’un atelier sur la sécurité contraceptive tenu à Bamako du 19 au 23 mai 2009 et qui a réuni des journalistes du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso.

D’autres raisons comme le refus des maris, les rumeurs sur les effets secondaires et le manque d’informations sont également avancées par Mme Keïta pour justifier la faible prévalence contraceptive dans son pays. Selon elle, tous ces éléments constituent un obstacle à la Planification familiale.

« Si par exemple la femme n’a pas la bonne information sur les produits contraceptifs, elle arrête », explique-t-elle. C’est pourquoi, estimant que les femmes qui vont dans les structures sanitaires sont mieux informées, elle insiste sur la formation des relais afin qu’ils soient en mesure de dire si telle femme est éligible ou non pour telle ou telle autre méthode contraceptive. Car, elle croit ferme que « l’offre de services doit se faire selon les critères d’éligibilité ».

Pour gérer les rumeurs qui freinent le recours à la Planification familiale, dans la mesure où certains vont jusqu’à comparer la contraception à la prostitution, la chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali croit qu’il est important de mettre en place une politique pour mieux expliquer aux femmes le choix des méthodes. Ainsi, est-il conseillé aux femmes d’aller dans les structures sanitaires au lieu de se procurer les produits contraceptifs directement dans les pharmacies ou dans la rue.

« Quand une femme se présente dans une structure appropriée, on lui explique chaque méthode, ses avantages et inconvénients. Donc, avant de faire son choix, elle sait ce qui l’attend. Mais quand elle n’est pas bien informée, elle laisse tomber si elle constate des effets secondaires, parce qu’elle ne sait pas », argumente Mme Keïta.

Relance de la Planification familiale

Les services de Planification familiale sont effectifs depuis 1972 au Mali. En ce moment, les femmes qui voulaient y accéder devaient se présenter avec l’autorisation écrite de leurs maris. C’est bien après qu’un arrêté est sorti pour stipuler que les femmes peuvent se présenter seules, mariées ou non pour bénéficier des services de contraception.

Pour promouvoir la pratique de la contraception, il a été également mis en place une stratégie en 1990, à savoir l’approche par la distribution à base communautaire de produits contraceptifs. Expérimentée dans les régions de Ségou et Sikasso sur plus de 3 ans, cette approche a été étendue en 1994 dans 5 régions. A l’évaluation en 1999, les résultats ont été jugés satisfaisants avec un taux de prévalence contraceptive de 35% dans les zones concernées.

Mais, au niveau national, le taux de prévalence contraceptive ne s’est guère amélioré. Malgré les efforts qui ont été faits, l’indice synthétique de fécondité reste élevé au Mali avec 6,6 enfants par femme. Pourtant, les besoins non satisfaits en Planification familiale sont énormes, relève Noumouké Diarra du projet « Health policy initiative ». Ils étaient estimés en 2006 à 31,2%. Pour cette raison, l’assistante médicale chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali pense qu’il faut relancer et repositionner la Planification familiale.

Dans ce cadre, une campagne a démarré au Mali depuis 2005. Et pour une meilleure promotion de la Planification familiale, le ministère de la Santé du Mali s’est engagé dans l’achat de produits contraceptifs en dégageant 10% du budget de la Santé, révèle Mme Keïta. Les bailleurs interviennent également en accordant des subventions.

Pour Noumouké Diarra, qui a présenté le modèle Rapid (Ressources pour analyses de la population et de son impact sur le développement) lors de l’atelier sur la sécurité contraceptive, en dehors de l’appui financier et de l’engagement soutenu des leaders à tous les niveaux, « l’amélioration de la qualité et de l’accès des services aux communautés et la poursuite des efforts de sécurisation des produits de la Santé de la reproduction », constituent des éléments-clé du processus.

A cet effet, souligne Oumou Keïta, il faut veiller au respect du schéma directeur de distribution des produits contraceptifs. En effet, de l’avis de la chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali, ce schéma directeur n’est toujours pas respecté.

« Les commandes des produits ne se font pas toujours à temps. D’ailleurs, même si elles sont faites, les besoins ne sont pas bien exprimés, d’où des ruptures de stocks, même au niveau national », regrette-t-elle.

En somme, il se pose un réel problème de disponibilité et de distribution des produits contraceptifs au Mali. Le norplant, par exemple, n’est distribué qu’à Bamako. Oumou Keïta parle de problèmes de ressources et de mauvaise estimation des besoins. « Des fois, c’est le fournisseur qui est en retard », regrette-t-elle.

CLINIQUE DE L’ASSOCIATION MALIENNE POUR LA PROTECTION ET LA PROMOTION DE LA FAMILLE : La contraception attire les jeunes filles

La clinique de l’Amppf (Association malienne pour la protection et la promotion de la famille) est bien fréquentée par les jeunes. En moyenne, elle reçoit une vingtaine de jeunes filles par jour. Elles viennent spécialement pour demander des produits contraceptifs.

(Bamako) - Sur un tableau, juste à l’entrée de la clinique jeune de l’Association malienne pour la protection et la promotion de la famille (Amppf) sont exposés des échantillons de produits contraceptifs.

Pilule, norplant, fémidom, préservatif, diaphragme, spermicides, stérilet, constituent autant de méthodes dont les prix sont affichés sur un autre tableau, juste à côté.

Une petite femme portant une blouse fait son entrée. Prestataire stagiaire à la clinique, elle ouvre une porte et s’installe dans son bureau. Quelques instants après, elle reçoit deux jeunes filles, la vingtaine. Ces dernières souhaitent bénéficier d’une méthode contraceptive. Assises en face du médecin Haby Konaté, elles hésitent au début à répondre à nos questions avant de révéler finalement la raison de leur présence dans ce centre où différents services sont offerts aux jeunes. « Je suis tombée enceinte à deux reprises et ma copine m’a suggéré de venir ici pour bénéficier d’une méthode contraceptive », témoigne l’une d’elles sous le couvert de l’anonymat. Pour sa première visite, elle est accompagnée de son amie âgée de 24 ans. Étudiante, célibataire sexuellement active, cette dernière, qui fréquente la clinique depuis 4 ans, a décidé de recourir très tôt à la contraception pour éviter toute grossesse non désirée.

Le docteur Konaté assure que, « beaucoup de jeunes filles viennent pour la contraception ». Ce que corrobore une publication du Population reference bureau (Prb) de mars 2009. Intitulée « Conduite sexuelle et utilisation de contraceptifs parmi les jeunes en Afrique de l’Ouest », elle révèle « qu’au Mali 30 à 40% des jeunes femmes célibataires ont indiqué être sexuellement actives ».

Dans le même sillage souligne Mme Oumou Keïta, sage-femme, chargée de la Planification familiale et du Genre à la Division de la Santé de la reproduction du Mali, la contraception est accessible aux jeunes et aux adolescents. « Il y a des centres d’écoute où ils peuvent raconter leurs problèmes, s’informer ».

De l’avis du docteur Konaté, les jeunes qui viennent solliciter des produits contraceptifs ont entre 13 et 25 ans. Nous en recevons en moyenne une vingtaine par jour. On leur présente les méthodes et elles font leur choix après les explications sur les avantages et inconvénients de chaque produit ».

Les propos du médecin sont confirmés par Maïmouna Kouyaté, volontaire à l’Amppf depuis 2 ans. Venue au début pour avoir des informations sur la Santé de la reproduction afin de pouvoir à son tour sensibiliser les jeunes de son âge pour leur éviter les grossesses non désirées et les avortements clandestins, elle salue aujourd’hui la stratégie mise en place à savoir l’approche jeune par les jeunes. « C’est une prestataire qui a le même âge que nous qui nous reçoit. De ce fait, nous n’éprouvons pas de difficultés à venir ici et à faire notre choix en toute quiétude. Elle nous montre tous les produits. Après ses explications, nous choisissons la méthode qui nous convient le mieux », témoigne cette jeune fille, forte de corpulence, 24 ans, à la noirceur d’ébène et qui a choisi comme méthode contraceptive les injections. Puisqu’une injection dure trois mois, elle est baptisée « méthode confiance ». D’ailleurs, dans la gamme des produits contraceptifs disponibles, les injections sont les plus demandées par les jeunes filles qui craignent d’oublier de prendre la pilule.

Selon le Dr Haby Konaté, les jeunes n’éprouvent aucune difficulté à fréquenter cette clinique. « Il n y a pas de tabou », avance-t-elle. Mme Oumou Keïta, sage-femme, chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali d’ajouter : « la plupart des structures de contraception destinées aux jeunes sont conviviales. La seule difficulté réside dans le non respect de la confidentialité pour les structures qui ne se prêtent à ce service ».

Seulement, des efforts sont en train d’être faits pour améliorer l’accueil. « Mais, une fois la construction déjà faite, c’est difficile de faire des aménagements », regrette Mme Keïta.

Par Maïmouna GUEYE, Envoyée spéciale
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MessagePosté le: 22/06/2009 09:29:23    Sujet du message: Publicité

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