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Forum sur la promotion de la Démocratie en Afrique de l’Ouest

 
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MessagePosté le: 13/01/2010 08:43:56    Sujet du message: Forum sur la promotion de la Démocratie en Afrique de l’Ouest Répondre en citant

Forum sur la promotion de la Démocratie en Afrique de l’Ouest: Pour une plus grande implication de la jeunesse


Auteur : Diori Ibrahim
Du 10 au 12 décembre dernier s’est tenu, à Grand PoPo, au Bénin, le premier forum des jeunes leaders pour la promotion de la démocratie en Afrique de l’Ouest. Issus des organisations de la société civile, des organisations professionnelles de médias, des partis politiques, des structures artistiques et culturelles, 30 jeunes activistes venus du Bénin,

du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger et du Togo, ont pris part à cette rencontre organisée par Africa Peace, une ONG béninoise, avec l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). Après analyse de la balbutiante situation démocratique dans la sous région, à la lumière de la déclaration de Bamako, le forum s’est particulièrement penché sur la nécessaire participation des jeunes dans la vie sociopolitique, gage d’un meilleur ancrage de la démocratie.

Selon un des panélistes, Ali Daou, chargé de programme Sciences humaines et sociales, programmes et projets de jeunesse, actuellement en service au bureau régional de l’UNESCO au Mali, au terme de près de deux décennies de sa démocratisation, « l’Afrique de l’ouest offre le spectacle d’une zone volcanique avec des foyers en éruption et d’autres en veille. Chaque espace national porte en lui des ingrédients d’un cocktail qui n’attend qu’une étincelle pour exploser. » Raisons : la démocratisation y revêt un complexe revendicatif extrêmement contradictoire. Elle se fonde non seulement sur un rejet insidieux des Etats-nations taillés à la règle et à l’équerre par la colonisation et ses conséquences multiples, rejet des régimes totalitaristes qui en sont issus mais aussi exprime une farouche opposition contre les effets économiques et sociaux des politiques néolibérales mises en œuvre par le programme d’ajustement structurel (P.A.S) et autres programmes structurants qui en résultent. Autrement dit, le P.A.S comme les documents stratégiques de réduction de la pauvreté (DSRP) ne sont que des recettes concoctées plutôt par les bailleurs de fonds que les acteurs nationaux, y compris les exécutifs et les parlements qui se contentent de les avaliser comme lois et décisions à appliquer.

Le déclin des productions agricoles et industrielles induites par la mondialisation néolibérale, l’accroissement du chômage dans un espace majoritairement jeune, la réduction des budgets sociaux, le poids de la dette ont déstructuré les formations sociales à une vitesse d’autant plus grande que les fléaux naturels rendent encore plus précaire la vie dans les campagnes. Amorcé dans les années 1990 le processus démocratique en Afrique, loin d’être un espace pour la mise en œuvre des droits des citoyens à travers l’inclusion des divers segments de la communauté nationale, se réduit à un combat acharné pour l’exclusion de l’autre.

Presque partout, une minorité s’arroge le pouvoir et s’y maintient par des formes plus ou moins violentes : manipulations des constitutions, corruption, fraudes électorales massives, coups d’Etat, exacerbation des particularismes…etc. Les jeunes et les femmes en sont les premières victimes. Conséquences : récurrence des conflits armés, émeutes de la faim, cherté de la vie, violations massives des droits de l’homme, instabilité institutionnelle, interruptions du processus démocratique et autres avatars du même acabit.

Sans être indemnes des mêmes travers, les oppositions politiques crient au scandale. Une fois aux affaires, on les voit malheureusement reproduire les mêmes dérives avec autant, sinon plus de zèle. D’une manière ou d’une autre, aucun Etat de la sous région ne fait significativement exception. Ce qui soulève la question générale de la crédibilité du leadership africain. Toute chose qui suscite la désaffection grandissante du citoyen à l’égard du fait démocratique.

Sans jouer pleinement leur rôle, tantôt pour cause de leur inféodation au pouvoir public ou à l’opposition ; tantôt pour manque de professionnalisme ou de capacité financière, les organisations de la société civile et la presse élèvent de plus en plus la voix.

Pour Sidi M’bareck Ould T’FEIL, ancien fonctionnaire de l’OIF, il existe pourtant des instruments juridiques nationaux et internationaux devant permettre l’approfondissement du processus démocratique en Afrique de l’Ouest. Aux termes de la déclaration de Bamako, texte normatif de référence adopté en novembre 2000 en République de Mali, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace francophone qui regroupe l’ensemble des Etats de l’Afrique de l’ouest, ont clairement reconnu que « la démocratie et le développement sont indissociables et que celle-ci, pour les citoyens, y compris, parmi eux les plus pauvres et les plus défavorisés, se juge, avant tout, à l’aune du respect scrupuleux et de la pleine jouissance de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanisme de garantis ».

Pour préserver la démocratie, « la déclaration de Bamako condamne vigoureusement les coups d’Etat et toute autre prise de pouvoir par la violence, les armes ou quelque autre moyen illégal ». Elle requiert donc la pratique de dialogue à tous les niveaux aussi bien entre les citoyens, les partenaires sociaux, les partis politiques, qu’entre l’Etat et la société civile. L’Etat de droit, condition insoupçonnable de La démocratie, implique indubitablement la participation des citoyens, sans distinction aucune, d’âge, de sexe, d’origine sociale, à la vie politique et leur permet d’exercer leur droit de contrôle. Il revient donc aux jeunes de relever le défi de la démocratisation de notre sous région.

C’est pourquoi, le forum recommande une meilleure participation de la jeunesse dans la promotion des droits de l’homme, la consolidation du processus démocratique et la paix durable dans la sous région. Dans cette optique, les jeunes, en tant qu’acteurs de changement, doivent s’investir activement dans les organisations de la société civile pour booster efficacement le contrôle citoyen de l’action publique. Il leur revient également, par nécessité historique, de se décomplexer pour s’engager politiquement dans la perspective de revisiter et crédibiliser le leadership africain.

A cet effet, il est vivement recommandé de déconnecter les organisations de la société civile des partis politiques en vue de leur propre affirmation en tant que force sociale indépendante car le chevauchement entre les deux sape singulièrement la crédibilité des premières. Chacun doit opérer son choix et l’assumer avec intégrité. L’objectif est d’appréhender la démocratie, non comme simple mode de dévolution et d’exercice de pouvoir de l’Etat, mais bien mieux comme un espace de mise en œuvre égalitaire des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels des citoyens. Démocratie et développement étant indissociables. Le processus de la création des conseils nationaux de jeunesse, suscité par l’OIF, doit également être débarrassé de l’emprise des pouvoirs publics qui les manipulent jusque là pour en faire des instruments de promotion des aspirations des jeunes.

En outre, le forum soutient que, pour une meilleure intériorisation des valeurs universelles, les fondamentaux de la démocratie doivent être enseignés dans nos écoles. Après avoir exigé le respect de l’égalité des citoyens devant les médias publics, il demande également à ce que soient soutenus les médias privés indépendants en vue de garantir aux citoyens le droit à l’information plurielle, gage de la création d’une sensibilité en faveur de la paix, la démocratie et les droits de l’homme. Enfin, le forum invite les acteurs politiques nigériens, guinéens et ivoiriens à prendre langue et s’engager résolument vers un retour rapide de l’ordre démocratique normal dans leurs pays respectifs.

Diori Ibrahim
_________________
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MessagePosté le: 13/01/2010 08:43:56    Sujet du message: Publicité

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