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les “ Médecins du désert ” enchaînent avec une seconde mission humanitaire dans l’extrême Sud

 
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MessagePosté le: 09/01/2011 10:29:06    Sujet du message: les “ Médecins du désert ” enchaînent avec une seconde mission humanitaire dans l’extrême Sud Répondre en citant

Après une première expérience réussie avec succès, en juillet dernier, à Adrar, les “ Médecins du désert ” enchaînent avec une seconde mission humanitaire dans l’extrême Sud du pays en mettant le cap, cette fois, sur l’Ahaggar et ses zones enclavées, à la recherche des populations nomades.

Tamanrasset, 27 décembre 2010. La ville est encore bercée par cette douce nuit saharienne lorsque la caravane de la protection civile se met en branle et prend le chemin du retour vers Alger après avoir vécu une formidable aventure qui l’a menée une semaine durant dans le fin fond du grand Sud où il était question d’apporter assistance médicale et réconfort moral aux populations des zones enclavées et aux familles nomades. Travaillant sans répit durant tout le séjour, les médecins urgentistes et les officiers préventionnistes, assistés par de simples agents, ont passé au peigne fin les zones enclavées de Tamanrasset et semé la joie et le bonheur là où ils sont passés. Mais pour y parvenir, les 22 missionnaires du Sud auront fait un véritable parcours du combattant en traversant tout un “continent”, pour paraphraser l’un d’eux, car au final et quand elle a regagné la capitale, la caravane a parcouru près de 6.000 km, dont des centaines de kilomètres de pistes. Symbolisant parfaitement l’éloignement, In-Guezzam, ville frontalière du Niger, située à 420 km au sud de Tamanrasset et à 2.400 km d’Alger, est l’un des points de chute de la caravane.
« C’est ici qu’on ferme le rideau de l’Algérie », s’amuse-t-on à commenter lorsque les véhicules rouges d’El Himaya y font irruption après avoir dévalé la Transsaharienne dont la réception finale définitive a eu lieu en juillet dernier en présence du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul.
«C’est un véritable acquis », lâche une voix parmi la caravane. Le mercure indiquait 34° et l’unique « boulevard » d’In-Guezzam est quasiment désert, hormis la présence ici et là de quelques chèvres, errant à la recherche de quelque pitance. Les 15.000 âmes qui y vivent s’abritent de la chaleur et ne sortent qu’en fin de journée.
Mais en quelques minutes, la nouvelle s’est propagée comme une traînée de poudre dans tous les coins de la ville et la caravane de la protection civile pour la sensibilisation et la prévention des risques, qui comprend notamment 7 médecins urgentistes dont trois femmes et 5 officiers préventionnistes, fait bel et bien l’événement, comme c’était le cas en été dernier à Bordj Badji Mokhtar et Timiaouine, sous une température de 50°. Cependant, et si on a changé de cap, l’objectif n’a pas changé d’un iota et reste le même, à savoir venir en aide aux populations des zones enclavées, notamment les nomades, en effectuant des consultations médicales mais aussi à travers la distribution d’importants lots de médicaments et de denrées alimentaires.
«C’est une initiative recommandée en personne par le directeur général de la protection civile, le colonel Lehbiri », apprend-on auprès du commandant Achour, le chef du bureau de l’information et de la prévention à la direction générale de la protection civile, qui souligne qu’outre l’assistance médicale et la distribution des dons, la caravane en question a pour tâche également d’enseigner aux citoyens locaux certains principes généraux et règles d’hygiène et de prévention qui sont vitaux dans la vie de tous les jours. Après quelques minutes de répit, les médecins du désert passent à l’action et s’orientent vers l’unique structure sanitaire de la ville qui fonctionne avec seulement deux ambulances et 4 médecins généralistes, tous issus du Sud, dont le Dr Laceb Salah qui n’est autre que le directeur de l’Etablissement public de santé de proximité d’In-Guezzam (EPSP).

4 médecins pour 15.000 âmes à In-Guezzam
« A titre d’exemple, sachez que nous ne disposons pas de sage-femme », regrette-t-il même s’il nous annonce au passage une bonne nouvelle. « Les travaux d’extension de la polyclinique prendront fin en 2011 et la capacité de la structure sera portée à 40 lits », se félicitera le directeur de l’ESPSP qui fait état des insuffisances de la prise en charge médicale à In-Guezzam.
«Comme partout dans le Sud, le déficit du personnel médical et paramédical est considérable », reconnaît-il au milieu du grand vacarme causé par les centaines de citoyens qui ont convergé vers la polyclinique dès qu’ils ont eu vent que des visites médicales sont dispensées sur place et surtout de la distribution gratuite des médicaments. Cette dernière tâche incombe au Dr Mazrag Hamid (PC de Bouira) qui accueille les patients qui ont été consultés par les inséparables Dr Bouzid Louiza (Aïn-Témouchent) et Chouli Ouardia (Direction générale de la protection civile) d’un côté et de l’autre côté par le plus poétique des médecins de la caravane, le sympathique Bougueffa Ahmed (unité Khelifi du port d’Alger) et le chouchou du groupe, le Dr Mamouri de la PC d’Annaba. Le stock des médicaments a été épuisé en temps record et il fallait bien en faire l’économie dans la mesure où la mission humanitaire n’est pas encore terminée. Pendant ce temps, les Dr Haddad Abderazak (Alger), sage comme une image, et la jeune Docteur Atik Sekkoura (Tipasa) font du porte-à-porte dans les quartiers d’In-Guezzam pour soigner ceux qui ne peuvent se déplacer vers l’EPSP. Aidés par les infatigables officiers Bekhti Sofiane et Ezzeraïmi Adel, les chargés de la communication au niveau de la protection civile d’Alger et de Blida, ainsi que les chauffeurs Karim, Yazid, Abdelhafid et Khoudir, ils profiteront de cette escapade pour distribuer à des familles nécessiteuses des denrées alimentaires sous forme de kits bien remplis (semoule, sucre, huile, pâtes…) sous l’œil vigilant de l’officier Touati Abdelbasset dont le grand registre ne le quitte jamais. « Il faut que je mentionne tout », se justifie-t-il avec sourire. Ainsi donc, et en deux jours de présence à In-Guezzam, les médecins de la caravane de la protection civile ont donné plus de 220 consultations médicales qui ont un tant soit peu rassuré la population locale, voire sauvé des vies humaines, à l’image du petit Aïssa qui a été admis dans un état critique. « Il souffre d’une gastro-entérite et il est fortement déshydraté. On l’a mis sous perfusion, mais il doit être évacué en urgence vers l’hôpital de Tamanrasset », tranche le Dr Atik Sekoura, suivie tout le temps par la jeune Fatima qui exerce comme comptable à la protection civile de Laghouat.
Les pathologies les plus fréquentes rencontrées par les médecins de la caravane sont l’anémie, l’hypertension artérielle (HTA), des problèmes d’estomacs ou encore des maux de tête et des problèmes de yeux, notamment la cataracte. « C’est normal dans la mesure où l’absence de spécialistes se fait cruellement sentir », observe le Dr Mamouri. Avant de rallier In-Guezzam, la caravane de la protection civile en a fait de même dans plusieurs contrées aussi lointaines qu’inaccessibles. Tahénanete, une paisible bourgade qui abrite une centaine de familles touaregs, est sortie de l’anonymat le temps d’une escale effectuée par la caravane qui a mis près de trois heures pour parcourir les 70 kilomètres de pistes rocailleuses et sableuses séparant la ville de Tamanrasset de ce village, à telle enseigne que même les solides véhicules 4x4 ont éprouvé mille et une difficultés pour traverser les routes escarpées et vaincre les côtes.

Trois heures pour parcourir 70 kilomètres
Au bout donc de voies infranchissables et dans ces lieux presque inaccessibles, la caravane de la PC se retrouve face-à-face avec des familles algériennes, sédentaires ou nomades, qui vivent dans des conditions très difficiles au milieu d’un décor envoûtant où s’entremêlent roche, rivières, sables et palmiers. L’occasion est idéale pour le cameraman de la protection civile d’immortaliser ces instants magiques.
«Ce n’est pas tous les jours qu’on croise de tels paysages », lance le sympathique Arezki. Le décor à Tahénanete est planté. Les efforts entrepris par les pouvoirs publics sont néanmoins visibles et apparents. Logements ruraux, châteaux d’eau, une école primaire, une salle de soins, un stade de proximité, tout y est... ou presque car manque une commodité très importante, en l’occurrence l’électricité. C’est l’énergie solaire qui se substitue aux pylônes électriques et les rares panneaux exposés au milieu du village fournissent une petite quantité d’électricité. « C’est mieux que rien même si on est alimenté au compte-gouttes », commente Hadj Ahmed qui ne cache toutefois pas son bonheur de cette visite inespérée. « Vous êtes tombés du ciel ! C’est la première fois qu’on daigne nous rendre visite », lâche-t-il tout simplement. Comme tous les gens de Tahénanete, Hadj Ahmed regrette énormément l’inexistence d’un médecin dans le village, hormis la présence d’un infirmier de fortune qui semble dépassé. Chose qui explique du reste la ruée de la population vers les médecins de la caravane pour pouvoir bénéficier d’une consultation médicale et se voir offrir un lot de médicaments. Quant à la scolarisation, une école primaire fait office de seul établissement, comme c’est le cas d’ailleurs dans les autres bourgades visitées par la caravane de la protection civile. Pour les cycles moyen et secondaire, les rares villageois qui ont la chance d’y accéder peuvent continuer les études à Tamanrasset (internet), ils ne reviennent que pendant les vacances scolaires. Les vacances ! Un terme qui signifie peu de choses pour les enfants de Tahénanete dans la mesure où en termes de loisirs et distractions, il n’y a rien à se mettre sous la dent hormis les interminables parties de football. Les enfants, comme leurs semblables du nord, s’adonnent en effet avec joie au sport roi. « Ici, nous sommes tous avec le Barça et Messi reste notre idole », nous surprend le petit Hassoun, à peine 11 ans, mais qui sait tout ce qui passe dans le monde du football.

Tous avec le Barça, tous avec Messi !
« Les gens sont branchés sur Al Djazeera Sport et certains ont même les cartes pour pouvoir suivre la Liga », nous éclaire Mohamed, 22 ans, qui s’est avéré être un fan du MC Alger. Après avoir accompli son service national, Mohamed est revenu chez lui mais contrairement aux autres, il a pu dénicher un job à Tamanrasset, aujourd’hui, c’est son jour de repos.
« C’est mon jour de chance aussi pour avoir rencontré la caravane de la protection civile », fait-il remarquer en soulevant le problème du chômage qui touche les jeunes de ces régions enclavées. Du fait de l’éloignement, les citoyens de Tahénanete descendent rarement à Tamanrasset pour s’approvisionner en produits nécessaires et quand ils le font, ils sont à la merci de celui qui possède une vieille Toyota ou un véhicule de même acabit pour faire le ravitaillement.
Généralement, on le fait une fois par semaine sinon, l’on cultive des parcelles de terres grâce à l’abondance de l’eau qui se trouve à seulement 5 mètres sous terre. « On fait de la tomate, de l’oignon et un peu d’orge », nous apprend une vieille villageoise qui ne cesse malgré tout de remercier Dieu…
Les scènes observées à Tahénanete sont identiques à Tagmart, Ilamen, Hirafouk, Tiguanouine, Idikel ou encore Amsel et tous les hameaux de cet extrême Sud. La dureté de la vie règne en maître.
S. A. M.

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Le ministère de l’Intérieur vient en aide aux nomades d’In-Guezzam
Parallèlement à l’initiative de la protection civile qui a dépêché des médecins et offert des médicaments et des denrées alimentaires pour les citoyens nécessiteux, le ministère de l’Intérieur n’a pas été en reste et a entrepris de son côté des opérations d’aide et d’assistance destinées essentiellement aux familles nomades d’In-Guezzam et ses environs lesquelles ont eu droit à des kits alimentaires qui ont contribué à atténuer un tant soit peu leurs difficultés. L’on estime les familles nomades à In-Guezzam à quelque 4.000 familles réparties sur plusieurs points. Selon le 1er vice-président de l’APC d’In-Guezzam, Boukhami Legaa, rencontré sur place, les bénéficiaires affluaient quotidiennement et chaque famille qui postule à bénéficier d’un quota de produits doit se justifier en présentant une carte d’identité pour être portée sur les registres. La marchandise stockée dans des conteneurs au niveau du parc communal se résume à plus de 17.960 boîtes de lait en poudre, 35,9 tonnes de riz, 71,8 tonnes de semoule, 1.150 litres d’huile de table, 35,9 tonnes de pâtes et 17,9 tonnes de sucre.

400 consultations médicales effectuées par les médecins du désert
L’opération menée par la caravane de la protection civile dans les zones enclavées de Tamanrasset aura permis à près de 400 personnes de bénéficier de consultations médicales. `
Les médecins du désert ont observé à cet effet que les pathologies les plus fréquentes sont liées à l’hypertension artérielle (HTA), à des problèmes d’estomacs, de maux de têtes, ou encore de yeux. Sur un autre registre, l’on compte plus de 250 kits de produits alimentaires (sucre, semoule, pâtes, gâteaux…) qui ont été distribués au profit des familles nécessiteuses et autres nomades, en sus de jouets et de bonbons pour les enfants.

Le tuf étouffe la population d’In-Guezzam
Profitant de notre présence à In-Guezzam, les citoyens de cette ville de l’extrême Sud ont lancé par notre biais un énième appel aux autorités locales afin de mettre fin au problème de l’état des routes de certains quartiers et itinéraires de la ville. La population attend en effet depuis plusieurs mois le revêtement en bitume de la chaussée, notamment celle qui se trouve près de la polyclinique et bien d’autres axes. Car après la pose du tuf sur le sol, l’entreprise chargée du projet ne s’est plus manifestée, causant du coup de sérieux désagréments pour les citoyens qui suffoquent et étouffent à cause de la forte poussière qui se dégage du sol.

Tamanrasset - In Guezzam complètement bitumé
Après de longues années d’attente, l’axe routier Tamanrasset – In Guezzam est désormais bitumé sur une distance de 420 km qui sépare les deux villes. Le dernier tronçon de cette route, qui fait partie de la Transsaharienne, a été réceptionné en juillet dernier en présence, nous dit-on, du ministre des Travaux publics, Amar Ghoul. Il faut rappeler qu’auparavant, les routiers qui devaient rallier In-Guezzam arpentaient des pistes sinueuses et difficiles et étaient contraints de passer la nuit à la belle étoile. Mais aujourd’hui, l’on peut parcourir cet itinéraire en moins de 6 heures.

L’eau et l’école y est, les médecins pas encore…
Dans toutes les bourgades de Tamanrasset visitées par la caravane de la protection civile, l’effort des pouvoirs publics pour assurer aux populations locales, notamment les nomades, un minimum des commodités est apparent.
Il n’y a qu’à se fier aux écoles primaires et aux châteaux d’eau qui assurent l’AEP dans les coins les plus reculés pour s’apercevoir de ce qui se fait sur place afin de fixer les citoyens.
Ceci s’ajoute aux dizaines de logements ruraux qui ont été réalisés et qui pallient aux huttes et autres abris de fortune qui abritaient les citoyens de Tagmart, Tahénanete, Ilamen et Tiguanouine.
Cependant, la prise en charge médicale et le raccordement en électricité restent les maillons faibles de cette chaîne de l’effort humain.

De notre envoyé spécial à Tamanrasset Sid Ahmed Mrabet http://www.elmoudjahid.com
_________________
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