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Côte d'Ivoire: l'ONU RAPPORT

 
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MessagePosté le: 01/08/2012 07:58:07    Sujet du message: Côte d'Ivoire: l'ONU RAPPORT Répondre en citant

Côte d'Ivoire: l'ONU et les FRCI mettent en place un dispositif sécuritaire d'urgence suite aux violences

Publié le lundi 23 juillet 2012 | Xinhuanet

L'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) et les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont décidé de la mise en place d'un dispositif sécuritaire d'urgence pour parer à toute éventualité après les affrontements qui ont fait 11 morts à Duékoué (ouest), selon des chiffres officiels. Selon le chef d'état-major général des FRCI, le général Soumaïla Bakayoko, un poste de commandement mixte a été mis sur pied pour coordonner les actions sur le terrain. "La sécurité sera assurée à trois niveaux. Le premier cordon sécuritaire sera tenu par les Casques bleus de l'ONU, le deuxième par une force mixte et le troisième par les militaires, la police et la gendarmerie", a expliqué le chef de l'armée qui s'exprimait dimanche soir sur les antennes de télévision nationale. Le général Bakayoko a par ailleurs fait état de patrouilles sur l'ensemble de la localité de Duékoué, pour veiller sur la sécurité des populations. L'officier a aussi évoqué l'émergence d'une unité d'intervention rapide et a garanti une escorte aux humanitaires afin d'accompagner les déplacés désireux de rentrer dans leurs villages d'origine. La ville de Duékoué a de nouveau baigné dans la violence jeudi et vendredi après qu'un "braquage" eut fait cinq morts dans un quartier peuplé d'allogènes Malinké. Des jeunes Malinké ont mené une descente punitive dans un site de déplacés abritant des autochtone Wê, faisant six morts parmi la population qu'ils accusent d'être l'auteur de l'attaque armée ayant fait cinq morts jeudi nuit dans le quartier Kôkôman, majoritairement constitué de Malinké. L'ONU a condamné les violences et demandé aux autorités ivoiriennes de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans la région.

COTE D'IVOIRE : Tuerie à Duekoué, accusée de laisser-faire, l'Onuci réagit

Publié le samedi 21 juillet 2012 | Koaci.com

Accusée de laisser-faire et pointée du doigt avec les FRCI par les réfugiés guérés victimes d'un nouveau massacre, l'Onuci par la voix du Représentant spécial du Secrétaire-général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, M. Bert Koenders, a réagit ce vendredi soir en condamnant avec force l’attaque perpétrée par environ 300 individus, hier, 20 juillet 2012, contre un camp de personnes déplacées à Nahibly, dans la préfecture de Duékoué, qui s’est soldée par 10 morts et 13 blessés (voir article koaci.com ). Pour l'Onuci, l'attaque a occasionné le déplacement forcé de plus de 5.000 personnes qui avaient déjà été contraintes de fuir leurs foyers suite aux violences liées à la crise-post électorale de 2011. Albert Koenders indique qu'avec l’appui de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) les blessés ont été évacués et pris en charge par l’hôpital de Duékoué. Le camp a été détruit en grande partie. Tout en déplorant cet acte criminel, en violation flagrante du droit humanitaire international, et en exprimant sa plus grande sympathie pour les victimes, le Représentant spécial souhaite mettre en exergue, encore une fois, la gravité de la situation dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. M. Koenders en appelle à la responsabilité des autorités nationales et locales de faire plus d’efforts afin d’assurer, par tous les moyens appropriés, la sécurité de tous les citoyens et de leurs biens, avec le professionnalisme requis et dans le respect des droits de l’homme. Suite à ces événements, l’ONUCI, conformément à son mandat de protection des civils, affirme avoir entrepris immédiatement de renforcer sa présence sur le terrain, en déployant des effectifs supplémentaires de sa force militaire et de la police onusienne, afin d’appuyer les efforts des autorités ivoiriennes. Le Représentant spécial salue, par ailleurs, la participation des autorités traditionnelles, communautaires et religieuses aux initiatives prises par les autorités administratives en vue d’atténuer les tensions intercommunautaires. Il encourage la poursuite de ces initiatives et souhaite l’implication effective des forces politiques en vue de recréer un environnement apaisé dans cette région. Conformément au plan de contingence humanitaire en vigueur, les agences du système des Nations Unies, en partenariat avec les organisations non-gouvernementales, et avec la coordination d’OCHA ont entrepris de donner l’assistance nécessaire aux personnes qui ont pu trouver refuge, pour le moment, dans des structures temporaires. Les stocks de l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et de ses partenaires dans la région, en matière de bâches et de tentes sont suffisants pour abriter temporairement plus de 4.000 personnes. Des citernes d’eau, du riz, de l’huile, des biscuits énergétiques et autres vivres sont disponibles pour assurer une aide d’urgence. L’identification des regroupements de déplacés est déjà en cours et une opération d’enregistrement des personnes est prévue dès samedi, 21 juillet. Le Représentant spécial exhorte pour finir toutes les parties à coopérer pleinement avec les efforts en cours pour mettre fin aux souffrances imposées aux populations vulnérables dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.



DUEKOUE : Ouattara et l’ONU en mauvaise posture

Publié le lundi 23 juillet 2012 | Guineeconakry.info

Vendredi dernier, l’ouest-ivoirien a, une nouvelle fois, été le théâtre de violences soldées par plus d’une dizaine de morts. Situation si préoccupante que certaines des victimes étaient des déplacés qui n’auront ainsi pas été protégés par le fait de se trouver dans un camp. De cette dernière attaque, découlent deux enseignements principaux : tout d’abord, le fait que cette région peine encore à retrouver la stabilité et la cohésion, puis le rôle trouble que la mission onusienne, ONUCI, et les FRCI semblent y avoir joué. En gros, ces dernières violences confirment la délicatesse et le caractère relatif du processus de réconciliation, qui demeure le principal chantier des nouveaux maîtres d’Abidjan. Mais surtout si certains soupçons quant à la négligence et à l’indifférence dont l’ONUCI et les FRCI auraient fait montre, sont confirmés, c’est l’Etat ivoirien et la communauté internationale qui seraient décrédibilisés de manière évidente. En somme, les attaques perpétrées vendredi dernier contre le camp des déplacés de Nahibly, sont la preuve que les tensions ethniques dans cette région de la Côte d’Ivoire, sont non seulement réelles, mais qu’elles demeurent encore non résolues. Selon les divers témoignages, ce sont trois cents assaillants de l’ethnie Malinké qui se sont attaqués au camp. Au nombre de 5000, les occupants de ce camp sont eux-mêmes de l’ethnie Guéré. Mais comme c’est souvent le cas, ces antagonismes ethniques sont exploités et mêmes exacerbés par les divergences politiques. Ainsi, les Guérés sont réputés proches de l’ancien président Laurent Gbagbo. Tandis que les Malinkés, majoritairement originaires du nord du pays, seraient largement acquis à la cause d’Alassane Ouattara. Les attaques contre le camp de Nahibly seraient consécutives à une première attaque qui a eu lieu dans un quartier de Duékoué et qui s’était soldée par quatre victimes de l’ethnie Malinké. La dimension politique du massacre réside dans le fait que les forces de défense désormais proches du président ivoirien, n’aient pas pu empêcher les représailles. Dans le camp des FRCI, on plaide le fait que le nombre des assaillants était au-dessus de la capacité de leur résistance. Les forces proches à Alassane Ouattara prétendent avoir été débordées. Mais l’argument n’est guère convaincant. Il n’est pas exclu qu’on ait délibérément laissé faire les assaillants, juste pour punir les victimes de leur proximité passée avec l’ex-homme fort du pays. Ce qui est inquiétant. Pour autant, l’Etat ivoirien n’est pas le seul dont le rôle a été trouble au cours de cette nouvelle tragédie. Les forces onusiennes de l’ONUCI n’ont également pas eu une attitude responsable. En effet, le camp attaqué était formellement sous le contrôle de la mission onusienne. On se demande alors, comment se fait-il que le contingent de l’ONU, ayant justement pour mission de contribuer à la paix et la stabilité du pays, ait laissé commettre ces violences ? L’embuscade qui avait coûté la vie à sept soldats nigériens de l’ONUCI, aurait-elle eu pour conséquence de faire peur à la mission internationale ? Ou bien cette dernière aurait-elle décidé de rompre avec son statut de neutralité ? Ces questions et d’autres encore devront nécessairement trouver leurs réponses, à travers une enquête transparente et crédible. Mais on peut d’ores et déjà émettre des réserves au sujet de cette éventuelle enquête, car désormais, comme on vient de s’en apercevoir, l’Etat ivoirien et la communauté internationale se trouvent quelque peu dans le box des accusés.

Côte d`Ivoire : tensions ONU – gouvernement après les violences à Duékoué

Publié le lundi 23 juillet 2012 | Jeune Afrique

Le gouvernement ivoirien et l'ONU se sont rejeté samedi la responsabilité de protéger le camp de déplacés de l'ouest de la Côte d'Ivoire qui a subi vendredi une attaque meurtrière avant d'être détruit. Le camp de Nahibly, abritant quelque 5.000 personnes déplacées lors de la crise de 2010-2011 et voisin de la ville de Duékoué, était "gardé depuis sa création par les Casques bleus de l'Onuci", la mission onusienne dans le pays, a affirmé le ministère ivoirien de la Défense dans un communiqué lu sur la télévision publique RTI. En ce qui concerne la sécurité du camp, "la responsabilité première n'est pas la responsabilité de l'Onuci, mais nous avions toujours travaillé avec les autorités pour la gestion de ce camp", a déclaré de son côté un peu plus tôt devant la presse Arnauld Akodjénou, numéro 2 de l'Onuci. Le "dispositif" de la force onusienne sur ce site était destiné, en accord avec le gouvernement, à sécuriser les acteurs humanitaires opérant auprès des déplacés et à "alerter" en cas de risques, a-t-il expliqué. Entre 11 et 13 personnes, selon les bilans de l'ONU, du gouvernement et de sources locales, ont été tuées et 52 blessées, dont certaines grièvement, vendredi à Duékoué et dans le camp attaqué en représailles à une opération meurtrière dans un quartier de la ville. Dans le seul camp ont été dénombrés de sept à neuf morts. Au moment de l'attaque, "totalement imprévisible", du camp par "une foule de plus de 300 personnes, dont certains éléments armés", "au portail se trouvaient une dizaine d'éléments de la force militaire de l'Onuci", qui n'ont "pu contenir" les assaillants, malgré la venue d'"une vingtaine de militaires onusiens" en renfort", selon M. Akodjénou.

"Miliciens" pro-Gbagbo dans le camp
"Ni le premier cordon de sécurité" établi en urgence par les forces ivoiriennes, "ni le deuxième constitué par le bataillon marocain de l'Onuci (présent au camp, ndlr) n'ont suffi pour arrêter" la foule, a assuré quant à lui le porte-parole du ministère de la Défense, le commandant Léon Kouakou Alla. Il a annoncé l'organisation de "patrouilles mixtes" des Forces républicaines (FRCI, armée) et de l'Onuci dans la zone, l'ouverture d'une enquête judiciaire et fait état de la découverte dans le camp de deux kalachnikov, d'un "pistolet artisanal" et de munitions, dont des grenades. Interrogé par téléphone par l'AFP, le ministre de la Défense, Paul Koffi Koffi, actuellement à Paris, a assuré qu'"il y avait des miliciens" fidèles à l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo qui se cachaient dans le camp et en sortaient pour commettre des exactions. "On savait que tôt ou tard il y aurait un incident grave", a-t-il avancé. Le gouvernement souhaitait depuis longtemps la fermeture du camp, surtout peuplé de Guéré, ethnie autochtone considérée comme pro-Gbagbo et dont les relations sont notoirement difficiles avec la communauté malinké, venue du nord du pays et réputée soutenir le président Alassane Ouattara.

Retour au calme
Le Premier ministre Jeannot Ahoussou Kouadio, qui a reçu samedi Arnauld Akodjénou, a lancé aux habitants de Duékoué "un appel au calme", a souligné le ministère de la Défense. La vie a repris samedi à Duékoué, avec la réouverture des commerces et la reprise du trafic dans les rues, selon des résidents. Un habitant a toutefois parlé d'un "calme précaire". "Des jeunes du camp sont détenus par les FRCI", a-t-il dit. L'ONU et les organisations humanitaires ont commencé à s'organiser pour trouver les déplacés dispersés en ville et dans la brousse et leur venir en aide. En proie depuis des années à de graves tensions ethniques, l'Ouest reste la région la plus instable du pays plus d'un an après la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui avait fait quelque 3.000 morts, dont des centaines à Duékoué et dans sa région. Après les Etats-Unis et l'ONU, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a déploré samedi l'attaque contre le camp. Pour elle, "cette dernière tragédie illustre l'instabilité chronique qui prévaut à l'ouest de la Côte d'Ivoire où les tensions intercommunautaires, l'insuffisance de la présence de l'Etat et l'impunité qui a prévalu jusqu'à présent alimentent un cycle interminable de représailles et vengeances".

COTE D'IVOIRE : Après la tuerie de Duékoué : Palabre entre le gouvernement et l'Onuci

Publié le samedi 21 juillet 2012 | Koaci.com

Alors que le ministère de la défense ivoirienne pointe du doigt l'Onuci pour ses responsabilités dans le massacre survenu entre jeudi et vendredi à Duékoué (voir article koaci.com) pour négligence sécuritaire, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Arnauld Akodjénou accompagné du coordonnateur humanitaire, Ndolamb Ngokwey ont rencontré ce samedi, le Premier ministre ivoirien Jeannot Kouadio Ahoussou, pour faire le point de la situation dans l’ouest du pays, au lendemain de l’attaque contre le camp de personnes déplacées de Nahibly et calmer le palabre naissant entre les autorités ivoiriennes et l'Onuci qui avait en charge la sécurité du camp de Nahibly. « Nous avons discuté avec le Premier ministre des voies et moyens pour garantir la sécurité et ramener la paix afin que les populations de Duékoué puissent retrouver la protection, la sécurité et se préparer à reprendre une vie normale dans cette région », a indiqué M Akodjénou à l’issue de la rencontre de plus d’une demi-heure à la primature. Selon M Akodjénou, le Premier ministre leur a donné toutes les garanties sur les dispositions qui sont prises au niveau national. En retour, a fait savoir le Représentant spécial adjoint, « nous avons partagé avec lui ce que nous faisons de notre côté et le travail de concertation qui doit se faire et qui a commencé à se faire pour que d’abord et avant tout, les populations se sentent réellement protégées ». Au nombre des actions prises par les Nations Unies depuis ce triste évènement, M Akodjénou a cité la mise sur pied d’un dispositif pour renforcer la capacité et la présence sur place de l’ONUCI. « Nous avons également commencé à travailler avec les autorités administratives pour ramener un environnement sûr et nous allons ensuite déclencher le processus d’assistance humanitaire aux personnes déplacées qui ont pu ou sortir du camp ou trouver asile dans des endroits temporaires », a-t-il précisé. M Akodjénou a spécifié qu’un certain nombre de missions sur place se tiendront pour s’assurer que tout est fait pour ramener l’ordre et le calme dans la ville. Tout indique à cette heure que cette rencontre est venue pour calmer la tension actuellement palpable entre l'Onuci et les autorités ivoiriennes qui, toutes les deux, se rejettent les responsabilités après le massacre. Selon nos informations, l'Onuci soupçonnerait les Frci d'avoir armé et motivé les assaillants du camp, du côté du ministère de la défense, on estime que les soldats de l'Onuci ont par manque de courage tout simplement laisser faire. Pour finir, notons que le président ivoirien, Alassane Ouattara en déplacement en Europe ne s'est pour l'heure pas exprimé sur cet évènement tragique qui a frappé une nouvelle fois son pays.

Côte d`Ivoire : le calme revient à Duékoué

Publié le samedi 21 juillet 2012 | Jeune Afrique

La vie a repris samedi à Duékoué, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, au lendemain de violences ayant fait au moins onze morts et 40 blessés selon l'ONU, qui s'organisait pour venir en aide aux déplacés dispersés après l'attaque de leur camp. « Ce matin, des activités ont repris, des magasins, le marché ont ouvert », a déclaré à l'AFP un journaliste local joint par téléphone depuis Abidjan. « Les voitures circulent en ville », a indiqué une habitante. Un autre habitant a toutefois parlé d'un « calme précaire ». « Des jeunes du camp sont détenus par les FRCI » (Forces républicaines de Côte d'Ivoire, armée), a-t-il ajouté. Les quelque 5.000 déplacés ayant pris la fuite vendredi après l'attaque du camp de Nahibly, situé à l'entrée de Duékoué, « sont dispersés dans la ville », certains sont regroupés devant la mairie, d'autres à la mission catholique et des « sans-abri errent dans les rues », selon des résidents. Les Nations unies, qui n'ont pu empêcher l'attaque du camp placé sous leur garde, ont entrepris de venir en aide aux déplacés.

Au moins 11 morts
« La priorité des humanitaires est la protection des populations civiles et l'assistance » aux déplacés, a souligné le coordonnateur humanitaire de l'ONU dans le pays, Ndolamb Ngokwey, dans un communiqué publié par le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha). Le recensement des sites de déplacés est « en cours » pour leur fournir une aide d'urgence (tentes, eau, vivres...), précise Ocha. Au moins onze personnes ont été tuées et 40 blessées dans les violences, selon cette agence onusienne. Après le meurtre, dans la nuit de jeudi à vendredi, de quatre personnes dans un quartier de Duékoué peuplé surtout de Malinké (ethnie réputée favorable au chef de l'Etat Alassane Ouattara), une foule a attaqué en représailles le camp (abritant surtout des autochtones guéré, vus comme partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo), y tuant « au moins sept personnes ». Des sources locales interrogées par l'AFP ont fait état d'un bilan global de 13 morts, dont neuf dans le camp. En proie depuis des années à de graves tensions ethniques, l'Ouest reste la région la plus instable plus d'un an après la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts, dont des centaines à Duékoué et dans sa région.

DUEKOUE: les plaies toujours béantes

Publié le lundi 23 juillet 2012 | Le Pays

Alors que l’on croyait revenue pour toujours la concorde en Côte d’Ivoire, on se rend étonnamment compte qu’il y a encore de l’eau dans le gaz. Le pays vit toujours un calme précaire et il suffit d’une moindre bisbille pour réveiller les vieux démons qui, en réalité, n’ont même pas encore eu le temps de fermer l’œil. En effet, pas plus tard que le 20 juillet dernier, pour venger la mort de quatre personnes tuées au cours d’un braquage violent, des centaines de jeunes ont attaqué et complètement détruit le camp de déplacés de Nahibly, à la sortie sud de la ville de Duékoué. Et comme bilan, on y dénombre treize morts sur le carreau, des dizaines de blessés et près de 5 000 déplacés. Oh que diantre ! On pouvait s’attendre à tout sauf à une telle animosité. C’est la preuve, s’il en est, que la sécurité en Côte d’Ivoire demeure jusqu’à ce jour une vue de l’esprit, tant les rancoeurs sont encore tenaces et les abcès difficiles à crever. La braise est toujours incandescente si fait que la réconciliation que le président Alassane Ouattara appelle de tous ses vœux risque d’en prendre un coup. Surtout que Duékoué, rappelons-le, fait partie des villes qui ont souffert le martyre durant la sanglante guerre civile qu’a connue la Côte d’Ivoire et cela, du fait de son attachement au régime défunt de Laurent Gbagbo. De pareilles violences, quoiqu’isolées, ne sont pas de nature à calmer les esprits ni à convaincre les exilés de retourner au pays au risque de se faire prendre dans une souricière. Il revient donc au président Ouattara de rassurer l’opinion en déployant un dispositif sécuritaire nécessaire pour protéger les civils, tout en diligentant une enquête pour situer les responsabilités sur les récents affrontements. Pas d’impunité ou d’immunité pour les fauteurs de troubles quelle que soit leur appartenance politique. C’est la seule urgence du moment. Car, si revanche des pro-Gbagbo il devrait y avoir un jour, elle viendrait de l’Ouest de la Côte d’Ivoire qui, depuis le dénouement de la crise postélectorale, n’a pas encore fini avec ses remous sociaux. Chaque jour qui passe apporte son lot de surprises désagréables, tant et si bien que la paix et la cohésion sociales y sont constamment menacées. Donc, plutôt que de passer le temps à se jeter la balle sur la responsabilité de l’attaque du camp, le gouvernement et les forces de l’ONUCI se doivent de conjuguer leurs efforts pour aller au secours des populations qui, à vrai dire, en ont maintenant ras-le-bol. En tout cas, il faudra tout faire pour que plus jamais aucune vie ne soit encore fauchée en Côte d’Ivoire pour une raison farfelue. Et cela passe nécessairement par l’instauration d’un véritable Etat de droit doté d’une justice forte et équitable
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