REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE
Le forum du répertoire des ong/association humanitaire permet a des volontaires de partir sur des missions humanitaires avec des ong fiables!
 
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Recherche personnalisée


 MESSAGE DU JOUR 
Nouveau site visiter le site du répertoire des iles d'AFRIQUE http://www.repertoireilesafrique.com/
Dossier/ SOS-Côte d’Ivoire: Le cri des humanitaires.

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum -> REPERTOIRE ASSOCIATION HUMANITAIRE DE LA COTE D'IVOIRE -> info sur le pays
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
administrateur
Administrateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 12 Fév 2007
Messages: 3 681
genre: masculin
Point(s): 2
Moyenne de points: 0

MessagePosté le: 20/03/2013 10:44:32    Sujet du message: Dossier/ SOS-Côte d’Ivoire: Le cri des humanitaires. Répondre en citant

Dossier/ SOS-Côte d’Ivoire: Le cri des humanitaires... 41 milliards de FCFA à mobiliser Spécial
Écrit par Armand Tanoh

Le retour à la normalité et la reprise progressive de l’économie en Côte d’Ivoire, après la grave crise postélectorale, semblent faire oublier la situation toujours préoccupante - en dépit d’améliorations notables des personnes vulnérables, notamment les réfugiés à l’étranger et personnes déplacées internes (PDI) retournées sur leurs sites d’origine.

Les besoins sont encore importants. En matière d’abri, de sécurité alimentaire, de protection (sécurité), de nutrition, d’adduction d’eau, d’éducation, etc. Tableau de bord : 3, 13 millions de personnes vulnérables n’ont pas accès à l’eau potables, seulement 59% des naissances sont assistées un personnel de santé qualifié, 22 050 cas de malnutrition aiguë sévère ont été enregistrés l’an dernier, 300 000 enfants de 6 à 23 mois ont besoin de suppléments nutritionnels, 40% de ménages dans le nord sont vulnérables, 31% de menages dans la région de Touleupleu-Bloléquin (Ouest) sont en insécurité alimentaire, 3480 ménages ont besoin d’aide pour reconstruire leur maison dans l’Ouest, 60% des victimes de viol ne sont pas traitées dans un délai de 72 heures, 50% des enfants sont privés de leur droit à l’identité, faute d’extrait de naissance, un tiers des enfants en âge scolaire ne fréquentent pas d’école dans les zones les plus touchées par la crise. Ces chiffres sont du bureau des Nations-Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Et pourtant, les organisations humanitaires présentes en Côte d’Ivoire peinent à rassembler les fonds nécessaires pour porter valablement secours à ces personnes rendues vulnérables par une décennie de crise militaro-politique.
Selon un rapport du Haut-commissariat des Nations-Unies pour réfugiés (UNHCR), l’on dénombre au mois de février 2013, plus de 86 000 réfugiés ivoiriens vivant dans les pays de la sous-région, dont le plus important contingent se trouve au Libéria avec 62 399 personnes. Le Ghana en compte encore 8 532, quand 6552 d’entre eux se trouvent au Ghana. Si l’on note un retour volontaire massif de réfugiés ivoiriens vers leur pays d’origine, avec plus de 60% de retour, la fermeture des camps de déplacés internes essentiellement dans l’ouest du pays a permis à 91% de personnes déplacées internes (PDI) de regagner leurs terres d’origine. L’action conjuguée des humanitaires et du gouvernement ivoirien a ainsi permis de réaliser des taux remarquables de retour et de rapatriement volontaires des déplacés de guerre et réfugiés dans leurs lieux d’origines, en l’espace de deux ans. Mais force est de constater que ces personnes, ainsi que celles qui ne sont pas encore retournées, restent exposées à divers dangers, en raison des moyens limités des organisations de secours. Surtout après l’attaque perpétrée le 20 juillet 2012 contre le camp de déplacés de Nahibly (Duokoué, Ouest) par une foule de personnes dont plusieurs étaient armées. Une attaque qui avait fait une dizaine de morts et plus de 15 blessés, et conduit à la destruction dudit camp, qui a été par la suite fermé définitivement.

CAP 2012, un bilan encourageant mais insuffisant

Face à l’insuffisance de fonds empêchant les acteurs humanitaires de faire face à la situation humanitaire catastrophique au lendemain de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) qui a fait officiellement 3000 morts, la Sous-secrétaire générale aux affaires humanitaires des Nations unies, la Canadienne Catherine Bragg, en partenariat avec le gouvernement ivoirien, avait lancé le 16 janvier 2012 à Abidjan, une levée de fond destinée à mobiliser 173, 089 millions de dollars US (environ 86,5 milliards FCFA), pour 2012. Ce, En vue d’améliorer et d'accroître l’assistance humanitaire aux populations ivoiriennes les plus vulnérables. Cette opération dénommée "processus d’appel consolidé (CAP 2012 pour la Côte d’Ivoire)" devrait permettre d'assurer, entre autres, la protection des civils, la restauration des moyens de subsistance, la fourniture d’abris, l’accès aux services de base, le retour volontaire et la réintégration des personnes déplacées internes et des réfugiés, et bien d’autres formes d’assistance sociale. Toutefois, il est important de souligner que le CAP 2012 correspondait aux besoins de 36 organisations de secours, dont Action contre la Faim (ACF), le bureau de Coordination des affaires humanitaires des Nation-Unies (OCHA), le Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD), le WANEP-CI, CARE International, l’Organisation internationale des migrants, le Haut-commissariat des Nation-Unies pour les réfugiés (HCR). Mais en fin 2012, ces structures humanitaires n’ont pu recueillir que 61% des besoins, note le document des besoins humanitaire en Côte d’Ivoire pour l’année 2013, rendu public par l’OCHA le lundi 11 mars 2013. Ainsi, grâce à ce financement -quoiqu’insuffisant-, 5000 PDI avaient été regroupés au camp de Nahibly avant les incidents de juillet dernier selon le HCR, 5000 ménages vulnérables de l’ouest du pays ont bénéficié d’une nouvelle maison afin de leur permettre un retour durable dans leur communauté, 37 500 kits de non-vivres ont été distribués à des familles ayant perdu tous leurs biens domestiques. La réhabilitation d’une trentaine de centres de santé dont quatre hôpitaux, ainsi que leur approvisionnement en en médicament, ont permis à au moins 260 000 personnes d’avoir accès à des soins de santé. 265 000 personnes retournées ont bénéficié de la réparation ou l’installation de pompes hydrauliques ou la construction de puits dans plusieurs localités, etc.
Toutefois, près de 3500 familles vulnérables restent encore en attente de la réhabilitation de leurs domiciles, de nombreux projets notamment en matière de santé, d’assainissement et de sécurité alimentaire n’ont pu être réalisés faute de financement.

41 milliards à mobiliser en 2013

Pour cette année 2013, avec la nette amélioration de la situation socio-politique et économique du pays, les besoins ont connus une baisse considérable comparativement à ceux de l’an dernier. En effet, le document " Côte d’Ivoire 2013 : Besoins humanitaire en phase de transition", qui remplace le CAP 2012, contient une liste de 85 projets d’assistance compilée par les humanitaires, faisant un budget total de 82 millions de dollars américains. Soit 41 milliards de FCFA à mobiliser cette année, pour faire face aux besoins humanitaires à travers le pays.
Un sous-financement de ce programme, dont 18% sont pour l’heure financés, "pourrait avoir des conséquences néfastes sur les populations cibles devenues très vénérables", prévient le coordinateur humanitaire des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, Ndolamb Ngokwey. En clair, si rien n’est fait, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère risque d’augmenté considérablement, quand plus de 20 000 personnes dans les zones de retour risquent de rester sans abri. Plus de deux millions de personnes, dont presque 80 000 femmes enceintes, 33 000 enfants de moins de cinq ans, et plus de 80 000 personnes retournées ou rapatriées risquent également de ne pas avoir accès aux soins. A cela, s'ajoute la très sensible question du foncier qui devra être gérer avec diligence et définitivement pour éviter d'autres crises. "Tant que les problèmes fonciers ne trouveront pas des réponses concrètes et définitives, il serait difficile - je dirai impossible- que la situation dans l'ouest puissent connaître un réel dénouement; car les retournés qui n'auront pas accès à leurs terres peuvent s'organiser pour en déloger les nouveaux occupants. Surtout que la frontière avec le Libéria reste l'une des frontières les plus poreuses en matière de circulation des armes légères et de petit calibre", prévient un humanitaire. Mais bien plus, le contexte de crise sociopolitique qui prévaut dans certains Etats voisins dont le Mali, laisse courrir, selon des observateurs, des risque d'une contamination de la Côte d'Ivoire, ce pays encore fragile.

Dossier réalisé par Armand Tanoh
_________________
Infos: nouveau site répertoire des iles d'Afrique
http://repertoireilesafrique.com
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: 20/03/2013 10:44:32    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    REPERTOIRE ONG/ASSOCIATION HUMANITAIRE AFRIQUE Index du Forum -> REPERTOIRE ASSOCIATION HUMANITAIRE DE LA COTE D'IVOIRE -> info sur le pays Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

Sauter vers:  


Index | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
Chronicles phpBB2 theme by Jakob Persson (http://www.eddingschronicles.com). Stone textures by Patty Herford.