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faux médicaments

 
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MessagePosté le: 19/04/2013 11:33:57    Sujet du message: faux médicaments Répondre en citant

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Un fléau qui empoisonne l’Afrique. Selon le Professeur français Marc Gentilini, délégué général de la Fondation Chirac, pour l’accès aux médicaments et une santé de qualité, reçu lundi par le président gabonais, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la santé, plus de 50% des faux médicaments vendus dans le monde sont écoulés en Afrique.

Pour le Français Marc Gentilini, la vente libre des faux médicaments en Afrique est « un véritable problème » de société qu’il faut combattre avec la dernière énergie. Les gouvernements africains paradoxalement sont laxistes sur cette question et les pharmacies dites "par terre" se multiplient partout dans les grandes villes et à Libreville notamment, malgré les conséquences désastreuses que subissent les populations.

Produits toxiques

La vente des faux médicaments est un véritable commerce de la mort. L’ancien président de la Croix Rouge française veut freiner ce commerce dans le continent, qui consomme selon lui plus de la moitié de ces produits nuisibles à la santé des populations. Il a certainement sollicité l’appui du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, en vue d’amplifier les actions devant permettre d’éradiquer ou de réduire le trafic des faux médicaments dans le continent.

Au Gabon par exemple, ces produits hautement toxiques sont vendus en toute liberté dans les lieux publics. Selon nos sources, ils sont importés du Benin, du Nigéria et du Cameroun voisin. La porosité des frontières, la pauvreté et la corruption des agents de douane, ainsi que l’absence des textes réglementaires sont autant de facteurs qui expliquent dans de nombreux pays africains la bonne santé du marché de faux médicaments.

200 000 décès pourraient être évités, si les médicaments utilisés contre le paludisme étaient conformes. L’appel de Cotonou marque-t-il un nouveau départ dans la lutte contre les faux médicaments ?


« Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue, parce que c’est beaucoup moins contrôlé. »

PAR MOHAMED BABA FALL, CASABLANCA



L’appel de la fondation Jacques Chirac pour une conférence internationale en 2010, à Genève, pour fixer les règles de lutte contre les faux médicaments, intervient alors que de nombreux pays africains commencent à mesurer l’ampleur des médicaments contrefaits sur la santé publique. D’après l’OMS, un médicament sur quatre utilisé dans les pays en développement serait faux. Et d’enfoncer le clou : « Quelque 200 000 décès par an pourraient être évités, si les médicaments prescrits contre le paludisme étaient conformes à la règlementation. » D’où cette mobilisation sans précédent de sept chefs d’Etat africains autour de l’ancien président français, le 12 octobre dernier, pour signer l’appel de Cotonou (voir encadré).

Les marges seraient désormais en passe de rattraper celles de la drogue.

Au grand dam des pharmacies

Le problème est global. Au Sénégal, 35% des médicaments vendus hors des pharmacies sont faux. Le pays vient d’édicter des mesures énergiques pour mettre fin au commerce des médicaments dans la rue. Au Bénin, qui compte le seul laboratoire de la région, environ 85% des consommateurs de médicaments s’approvisionnent sur le marché informel. Le commerce des faux médicaments occupe 6000 personnes, au grand dam des pharmacies, qui accusent un manque à gagner évalué à 30 milliards de FCFA. Le manque à gagner est tout aussi important pour les recettes de l’Etat. A l’échelle mondiale, les faux médicaments rapportent 45 milliards d’euros par an et représentent, selon l’OMS, près de 10% du marché mondial.



Le bénéfice est de 6000 à 20 000%

Les marges seraient désormais en passe de rattraper celles de la drogue. Interrogé par l’AFP, Amor Toumi, de l’OMS, note qu’un comprimé de faux Viagra coûte 0,05 dollar à fabriquer et que le bénéfice est de 6000 à 20 000%, selon qu’on le vende sur Internet (3 dollars) ou sur le marché officiel (10 dollars). D’après la Fondation Chirac, « 50% des produits pharmaceutiques vendus sur la toile sont faux ou falsifiés ».

« Les trafiquants ont compris que c’était plus profitable que de la drogue, parce que c’est beaucoup moins contrôlé », explique le professeur Marc Gentilini, médecin de la Fondation Chirac. « De plus en plus de morts sont liées à la prise de médicaments trafiqués, sous-dosés ou contenant des impuretés ; on a même vu des vaccins qui étaient remplacés par de l’eau », a déploré le professeur Gentilini.

MBF

L’Afrique face au fléau des faux médicaments
L’Organisation mondiale des douanes (OMD) a annoncé hier qu’une opération anti-fraude, menée en juillet dans 16 ports africains, a permis de saisir 82 millions de doses de médicaments illicites.


Des faux médicaments sur un marché en Côte d’Ivoire. (AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO)
Près de 10 milliards de faux médicaments seraient introduits chaque année sur ce continent.

Ces produits, qui ne contiennent le plus souvent aucune substance active, peuvent menacer la vie des patients atteints de maladies graves.


Les raids ont été menés en plein cœur de l’été dans le plus grand secret : à la mi-juillet, l’Organisation mondiale des douanes (OMD) a conduit une opération coup-de-poing dans les grands ports de 16 pays africains. Avec un objectif très clair : mettre la main sur un maximum de médicaments de contrefaçon.

Hier, lors d’une conférence de presse à Paris, Kunio Mikuriya, le secrétaire général de l’OMD a annoncé que plus de 82 millions de doses de médicaments illicites avaient été saisies : des antipaludéens, des antiparasitaires, des antibiotiques, des sirops antitussifs, des contraceptifs ou des traitements contre la stérilité.

« Ces résultats alarmants nous rappellent l’ampleur du trafic de médicaments en Afrique et du danger qu’il fait peser sur la santé des consommateurs africains », souligne l’OMD, qui a conduit cette opération en compagnie de l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (Iracm), une association mise en place à l’initiative du laboratoire pharmaceutique Sanofi.

84 CONTENEURS DE CONTREFAÇONS
Au total, 110 conteneurs maritimes ont été inspectés par les 16 administrations douanières des pays concernés. « En trois jours, nous avons retrouvé des produits contrefaits ou illicites dans 84 conteneurs. C’est énorme, constate Christophe Zimmermann, coordinateur de la lutte anti-contrefaçon au sein de l’OMD. À côté de ces 82 millions de doses de médicaments illicites, nous avons aussi mis la main sur 6,5 millions de faux produits alimentaires ou de consommation divers : du lait pour bébé, des couches, des serviettes hygiéniques… On a l’impression que l’Afrique est vraiment devenu le dépotoir de la planète », se désole ce responsable.

C’est en Angola, au Togo, au Cameroun et au Ghana que les saisies ont été les plus importantes. La majorité des marchandises interceptées venait d’Asie de l’Est, du Sud et du Moyen-Orient. « La provenance exacte de ces produits n’est pas toujours simple à établir. En général, ces faux médicaments ne sont jamais acheminés d’un point A vers un point B. Les trafiquants font transiter leurs productions par différents pays avant d’arriver à la destination finale », explique Christophe Zimmermann, en insistant sur la très grande mobilité des faussaires.

DES FILIÈRES TRÈS DIFFICILES À REMONTER
« Depuis quelque temps, par exemple, les autorités douanières chinoises se sont engagées de manière active dans la lutte contre la production de faux médicaments. Et très vite, les trafiquants se sont déplacés vers des pays satellites. Il est très difficile de remonter les filières car le plus souvent, ces médicaments sont fabriqués dans des micro-usines, des petites structures hébergées dans des maisons, des appartements ou de caves, qui tournent 24 heures sur 24 », confie le responsable de l’OMD.

Les autorités sanitaires mondiales ont pris conscience depuis plusieurs années de la gravité de ce problème de trafic de faux médicaments.« Leur élimination constitue un défi considérable pour la santé publique », affirme l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui s’est associée, en 2009, à l’Organisation internationale de police internationale (Interpol) pour lutter contre les trafics.

Certaines firmes pharmaceutiques sont également très actives dans ce combat. En 2005, le laboratoire français Sanofi-Aventis a ainsi embauché Jacques Franquet, ancien préfet et directeur central de la police judiciaire, pour conduire notamment des actions de surveillance, sur le terrain, des marchés illicites.

C’est ce responsable policier qui est aujourd’hui à la tête de l’Iracm, association chargée de former les douaniers, les policiers ou les professionnels de santé des pays les plus exposés pour les aider à repérer les médicaments illicites.

UN CRIME DE PLUS CONTRE LA PAUVRETÉ
Sur le plan politique, ce combat est aussi activement relayé par la Fondation Jacques-Chirac. En 2009, à Cotonou, l’ancien président de la République avait lancé un large appel contre le trafic de médicaments. « Nous sommes face à des voyous, des mafieux, affirme le professeur Marc Gentilini, directeur général pour l’accès aux médicaments au sein de cette Fondation. Ce fléau touche en priorité tous les patients qui n’ont pas les moyens d’acheter des médicaments bien contrôlés. Ces faux médicaments tuent. C’est un crime de plus contre la pauvreté », s’insurge l’ancien président de la Croix-Rouge.

Car le principal problème des contrefaçons n’est pas le manque à gagner des grandes firmes de pharmacie. Ces médicaments illicites peuvent surtout menacer directement la vie des patients. Un certain nombre d’entre eux contient des substances toxiques ou périmées.

« Dans notre opération du mois de juillet, nous avons par exemple retrouvé des sirops expectorants qui devaient être conservés entre 2 et 4 °C, dans un conteneur où la température atteignait 67 °C », explique Christophe Zimmermann.

UN MARCHÉ EXTRÊMEMENT LUCRATIF
Mais le plus souvent, ces faux médicaments ne contiennent tout simplement aucune substance pharmacologique active. Ce qui peut s’avérer dramatique lorsqu’ils sont utilisés pour traiter des pathologies mortelles.

« En Angola, nous avons découvert des fausses copies de l’antipaludéen le plus vendu dans le pays. En ne soignant pas, ces faux médicaments peuvent tuer », martèle Christophe Zimmermann. Le nombre de victimes de ces médicaments contrefaits reste très difficile à estimer.

En tout cas, selon l’Iracm, ce marché est particulièrement lucratif pour les faussaires : en extrapolant les chiffres de la saisie du mois de juillet, elle estime que près de 10 milliards de médicaments contrefaits seraient introduits chaque année sur le continent africain pour une valeur potentielle de 5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros).

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EN 1995, 2 500 MORTS AU NIGER À CAUSE D’UN FAUX VACCIN
En 1995, lors d’une épidémie de méningite au Niger, un faux vaccin a été distribué à plus de 50 000 personnes, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au total, 2 500 d’entre elles sont mortes des suites de la maladie que ce médicament inefficace n’a pas pu prévenir.

En 2009, un sirop toxique contre la toux a fait plusieurs dizaines de morts au Nigeria. En 2011, au Kenya, 3 000 malades ont aussi été concernés par la prise de médicaments antirétroviraux falsifiés. Selon les autorités sanitaires américaines, un médicament sur dix vendus dans le monde serait un faux.

PIERRE BIENVAULT
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MessagePosté le: 19/04/2013 11:33:57    Sujet du message: Publicité

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